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L’artiste chanteur et auteur compositeur, Baba Maal, a été élevé avant-hier au rang d’ambassadeur de Foddé Fouta, une association qui œuvre pour la solidarité et le développement du Fouta. Après avoir reçu les insignes le nommant à ce titre, l’artiste qui, lui-même, est membre de cette association depuis belle lurette a étalé sa joie et sa détermination à œuvrer pour le développement du Fouta, à être le porte-étendard, la voix des Foutankés.

«Je suis très content», ce sont là les premiers mots de Baba Maal après avoir reçu les insignes le consacrant ambassadeur de Foddé Fouta, une association de solidarité pour le développement du Fouta. Très fier d’avoir travaillé avec Foddé depuis sa création, ce titre d’ambassadeur n’est aux yeux du lead-vocal de Dande Leñol que la confirmation d’un partenariat qui a été scellé depuis longtemps. En quelque sorte, une manière d’officialiser ce qui existait déjà. «Ce rôle d’ambassadeur, j’ai commencé à le jouer depuis la création de Foddé Fouta, et eux m’ont donné cette considération depuis toujours», a-t-il fait savoir, se félicitant que cette association l’accompagne dans son œuvre de solidarité, d’aide et de soutien au développement du Fouta. «Mon orchestre s’appelle Dandé Leñol. (Ndlr : la voix de la communauté). Ce n’est pas pour rien. Ça me tient à cœur d’œuvrer pour ma communauté… On a tellement fait de concerts au profit d’associations de développement. Si Foddé vient nous accompagner dans cet élan, ce n’est qu’un gain de plus. Dieu fait bien les choses», a-t-il soutenu.
Le nouvel ambassadeur a promis d’être le porte-étendard des Foutankés, la voix du Fouta. «Foddé a besoin d’avoir une voix comme la mienne, pour dire : écoutez ce que Foddé a fait. Venez accompagner Foddé ! Venez aider Foddé à faire ce qu’il a envie de faire», a-t-il indiqué, rappelant combien il est parfois difficile pour certaines associations de mener des activités sans l’aide, l’aval, l’accompagnement des autorités. «L’Asso­cia­tion pour la solidarité et le développement du Fouta n’est composée que de gens qui, les uns travaillent dans des cabinets dentaires, les autres dans d’autres structures, mais ils laissent tout de côté, se donnent la main pour faire profiter leurs actions aux populations qui n’ont pas eu la chance d’avoir des études. Et faire des actions de ce genre nécessite l’accompagnement de l’Administration. Quand les gens se déplacent, il faut que tout leur soit facile. Il faut aussi que les autorités les plus hautes se rendent compte qu’il y a de bonnes volontés qui n’attendent pas leur gouvernement», a-t-il dit.
Pour le président de l’association, Mamadou Boubou Sall, c’est tout gratifiant de pouvoir compter sur quelqu’un comme Baba Maal. «Baba Maal est un Foutanké comme nous. Il est membre de Foddé et a manifesté le désir de travailler avec nous. Nous l’avons désigné comme ambassadeur et pensons que c’est un choix judicieux», a-t-il noté.
Cette association qui existe depuis plusieurs années regroupe des personnalités d’horizons divers. Tous des ressortissants du Fouta ou des amoureux du Fouta qui ont pour seul objectif de servir le Fouta et plus largement le Sénégal.. Pour Mamadou B. Sall, cela est très important. «Notre but est de faire en sorte que le Fouta se développe. Et nous pensons que ce développement, que ce soit au Fouta ou dans le reste du Sénégal, ne peut pas passer ailleurs que par les filles. Les hommes sont très nombreux à être ingénieurs, médecins, colonels ou machin… mais ça n’a rien changé. Pour qu’il y ait un développement, il faut que les femmes soient instruites et impliquées. Nous nous astreignons à faire en sorte que les filles du Fouta restent à l’école.»
aly@lequotidien.sn

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