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Une subvention de l’Etat de 400 millions de francs Cfa et plus de 2 milliards de francs de contribution de ses membres ont permis à l’Association nationale pour l’intensification de la production laitière (Anipl) de réceptionner des génisses gestantes et de petits ruminants en provenance d’Europe. «Il y a plus de 1200 têtes (bœufs et vaches)  et 200 chèvres laitières. Tous ces animaux ont été commandés par les membres de l’Anipl et des non membres (…) Les laitières ont été subventionnées, nous avons obtenu une subvention de 400 millions francs de l’Etat mais l’opération a généré en elle-même plus de 2 milliards de francs Cfa sortis des poches des membres de l’Anipl. C’est  1 million 250 mille francs en moyenne pour chaque tête et c’est beaucoup plus cher pour les animaux non subventionnés», a expliqué lors de la cérémonie officielle de réception Mamadou Bâ, président de l’Anipl. Il a par ailleurs rappelé qu’une première opération du genre avait eu lieu en avril 2017. Bénéficiaires et autorités étaient en effet lundi à Niagues (commune de Tivaouane Peulh-Niagues) pour prendre part à la cérémonie présidée par le ministre de l’Elevage et des productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye. «Le pari de la résorption de la facture laitière peut être gagné si nous nous engageons à changer de paradigmes dans notre manière de gérer notre élevage», a assuré la ministre de l’Elevage et des productions animales, demandant de ce fait plus de rigueur, d’endurance et de pragmatisme dans la conduite des missions assignées dans ce cadre. Elle a dans ce sillage, évoqué le Projet d’appui au développement de la filière laitière locale (Pradelait) figurant parmi «les quatre projets inscrits dans plan d’actions prioritaires 1 du Pse 2014-2018 pour un montant de 28 679 milliards de francs Cfa». «Ledit projet a été reconduit dans le Pap 2 du Pse 2019-2023», a assuré Mme Ndiaye, pour qui l’objectif est l’amélioration de la couverture des besoins des populations et la réduction de la facture laitière. L’Anipl dont les investissements sont évalués à 75 milliards de francs pour une production de 20 millions de litres de lait et 500 tonnes de viande aimerait davantage bénéficier de l’appui de l’Etat pour une meilleure compétitivité. «Aujourd’hui, c’est 700 ha emblavés pour la production fourragère. Nous avons fait des estimations sur la surface qui nous permettrait de faire une bonne production de fourrage et il faut que l’Etat nous aide pour en disposer. Aussi il faut une sécurisation des investissements par des baux pour les fermes ; c’est la préoccupation pour beaucoup de nos membres», a-t-il exposé.
abndiaye@lequotidien.sn

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