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Les partenaires de l’éducation et de la formation, dans le cadre du Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence – Education formation (Paquet-Ef) pour les 5 années à venir, ont endossé le budget de 4 832 milliards F Cfa, retenu pour la mise en œuvre de ce programme. Lors d’une rencontre qui s’est déroulée le 20 août à ce sujet dans les locaux de l’Unesco, il a été rappelé que le but est de permettre aux enfants et jeunes Sénégalais d’avoir une éducation et une formation de qualité.

Après son adoption par le gouvernement le vendredi 17 août 2018, les partenaires de l’éducation et de la formation ont endossé ce lundi le Paquet-Ef pour les 5 années à venir. Pour mettre en œuvre cet «ambitieux» plan, le Sénégal a besoin du soutien technique et financier des partenaires tels que l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep), l’Union des associations des élus locaux (Uael), la Fondation du secteur privé pour l’éducation (Fspe) et la Fédération nationale des parents d’élèves du Sénégal (Fenapes), entre autres. Lors de cette rencontre, le directeur exécutif de l’Unesco a fait savoir que «le budget, estimé à 4 832 milliards F Cfa, a un gap financier du cadrage macro-économique estimé à 736 milliards F Cfa pour la période 2018-2022». Selon M. Gwang-Chol Chang, «les intentions de contribution des Partenaires techniques et financiers (Ptf) pour la même période déjà intégrées dans le financement s’élèvent à 268 milliards F Cfa». Malgré ce gap à combler, M. Chang est optimiste quant à la mise en œuvre de ce programme. D’après lui, cet engagement financier sera honoré et «accompagné d’appuis techniques, notamment à travers la mise à disposition de l’expertise nécessaire pour la bonne mise en œuvre du plan ainsi que pour le renforcement des capacités de la partie nationale».
Le secrétaire général de la Fenapes a estimé que le Paquet-Ef, mis à jour et fondé sur le principe «du faire ensemble» pour que les enfants et les jeunes maîtrisent les compétences attendues à tous les niveaux d’éducation et de formation, prend en compte leurs préoccupations. Selon Dame Diop, l’objectif c’est de faire en sorte que la société et l’économie sénégalaise trouvent dans le système d’éducation, de formation, de recherche et d’innovation des réponses adaptées et innovantes pour un développement inclusif et durable. Se souciant des problèmes de financement et de gouvernance du système, Cheikh Mbow de la Cosydep soutient que ce sont des défis à relever.
Pour lui, «le Sénégal est champion en termes de ressources injectées dans le système, mais malgré tout nous ne faisons pas les meilleurs résultats». Cheikh Mbow demande ainsi une optimisation des ressources pour une éducation de qualité, mais aussi pour garantir l’accès et la réussite dans le système à la majeure partie des jeunes et des enfants. Faisant référence à des études réalisées par l’Ansd et la Cosydep, M. Mbow rappelle que 1,5 million d’enfants sont laissés en rade par le système éducatif. Ce qu’il juge inacceptable en 2018, soutenant que les données ne sont pas faites pour être contemplées, mais pour pousser à agir. Selon lui, il y a une différence entre l’intention et la mise en œuvre. La Cosydep invite les partenaires et les organisations communautaires à être vigilants pour que ces intentions puissent être traduites en réalité.
Stagiaire

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