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«Fatigué» des promesses non tenues par l’Etat, le Cadre unitaire des syndicats de la santé, qui regroupe 5 organisations syndicales, a décidé d’aller en grève ce 28 juin. Cette décision a été prise à l’issue de leur Assemblée générale tenue à Guédiawaye. «Le chef de l’Etat nous avait promis, qu’après la Présidentielle, les négociations allaient reprendre. L’Etat avait commandité l’audit du système de rémunération des agents au niveau de la Fonction publique parce qu’il avait constaté des dérèglements», rappelle le secrétaire général du cadre, Cheikh Seck, qui est écœuré par les disparités salariales. «Aujourd’hui, on ne peut pas concevoir que des agents de la santé qui ont Bac plus 5 ans ne puissent même pas avoir 200 mille francs Cfa dans cette même Fonction publique. Au moment où il y a d’autres corps, dont le niveau d’études de certains n’atteint même pas le Baccalauréat, qui ont presque plus de 400 mille francs Cfa. C’est inadmissible», regrette M. Seck. Ce dernier regrette ainsi le «laxisme» de l’Etat : «On signe les textes, on ratifie les conventions, mais on ne les respecte jamais. Et ça démotive. Aujourd’hui, les gens préfèrent aller dans le privé que de rester dans la Fonction publique. Les agents de la santé souffrent plus que les malades. Il faut que les gens sachent que ce pays-là n’appartient pas seulement aux politiciens. Malheureusement, eux pensent que ce pays leur appartient. Parce que le temps que nous consacrons à nos malades ne nous permet pas de faire la politique. Et ce sont les politiciens qui bouffent l’argent du pays. Nous exigeons du respect.» En compagnie du G7, des travailleurs du nettoiement et la Csa, ils vont jeter le pavé ce jeudi dans les rues de Dakar pour réclamer un mieux-être dans ce pays.
latifmansaray@lequotidien.sn

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