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«La consommation en énergie du Sénégal repose essentiellement sur les énergies traditionnelles : bois, charbon de bois, déchets agricoles. Le bois de chauffe et le charbon de bois représentent plus de 55% du bilan énergétique national. La demande s’est particulièrement accrue lors des dernières années en vue de satisfaire cette forte demande exprimée notamment dans les grands centres ur­bains.»  Face à cette situation étalée mardi par Souleymane Diallo à l’occasion de la Journée mondiale des forêts, des mesures appropriées ont été apportées par le Sénégal. «La meilleure manière de gérer durablement une forêt, c’est ce que le Sénégal fait ; c’est d’engager l’aménagement participatif en faisant en sorte que ceux qui vivent autour des forêts soient eux-mêmes les gardiens», a en fait soutenu le directeur de cabinet du ministre Abdoulaye Baldé lors de la rencontre qui s’est tenue à la pépinière de Mbao. D’après le Colonel Mamadou Fall, chef de la Division aménagement et des forêts, cette approche est vieille de presque deux dé­cen­nies. «Depuis 1998, le Sénégal avec l’appui de la banque mondiale, déroule un vaste programme d’inventaires de la ressource afin d’inventer des plans d’aménagement», a-t-il expliqué. «Ce qui a permis à partir de 2005, la production de charbon de bois à partir des forêts aménagées», a-t-il poursuivi soulignant que ce programme a permis la réalisation de «61 massifs forestiers ou formations forestières», à travers le pays. «Les populations qui vivent autour des forêts vivent des forêts», a fait savoir le directeur de cabinet. Et, pense le colonel Fall, les populations devront trouver leur compte dans la gestion. Prenant en exemple la forêt de Mbao, l’agent des Eaux et forêts d’assurer. «Cette activité que les populations font dans le bénévolat doit aussi leur donner en retour un revenu. C’est pourquoi les populations impliquées dans la gestion de la forêt de Mbao parviennent à tirer des revenus conséquents de l’apiculture et de la commercialisation  de l’anacarde», a-t-il fait savoir.  Un rapport gagnant-gagnant pour se servir de la ressource forestière «de façon rationnelle et durable». Lors de son discours pour cette journée portant sur le thème «Les forêts et l’énergie», le directeur de cabinet du ministre de l’Environ­nement a relevé les mesures pour décourager «la coupe illégale de bois plus pesante dans la zone Sud». «Aujourd’hui, nous avons des brigades mixtes entre les eaux et forêts et les forces de défense et de sécurité pour pouvoir venir à bout de ce fléau (…),  le Gouvernement a aussi porté le combat au niveau international et inscrit les plantes qui sont menacées à la Cites (Convention internationale sur le commerce de faune et de flore). Ce qui est important, c’est que désormais, ces plantes ne pourront pas être commercialisées sur le plan international si on ne présente pas de traçabilité, de certificat d’origine», a-t-il fait savoir.

abndiaye@lequotidien.sn

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