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Il ne m’est jamais arrivé dans mes analyses de me prononcer sur la nomination à un poste ou sur l’éviction d’un responsable politique. Je ne l’ai jamais fait car étant républicain, j’ai toujours accepté que c’est le Président qui nomme aux emplois civils et militaires conformément à la constitution.
Permettez-moi pour une fois de faire une entorse à cette règle que je m’étais imposée à l’occasion de la nomination de Madame Aminata Touré comme présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese). J’en suis fort soulagé, pas parce que je connais la dame, mais parce qu’elle le mérite et amplement.
Madame Aminata Touré que je n’ai jamais rencontrée, est une icône dans son parti et au-delà dans la coalition Benno bokk yaakaar. Durant la campagne, il m’arrivait de faire le tour des meetings politiques des différents candidats afin de procéder à l’observation qui me permettait d’affiner mes analyses sur les plateaux où l’on me faisait l’amabilité de m’inviter et dans mes chroniques politiques. C’est ainsi que j’ai eu à observer cette dame un vendredi dans la chaleur de Koumpentoum et Tambacounda aux côtés de son candidat Macky Sall. L’on me dira que c’est bien normal parce qu’elle a passé une partie de son enfance dans cette région Est du Sénégal.
L’on se rappelle tous de son passage au ministère de la Justice dans le premier gouvernement mis en place par Macky Sall élu Président pour la première fois. Au-delà des griefs que l’on peut trouver dans la mise en œuvre de la traque des biens, l’on peut sans se tromper dire que sans elle, cette démarche qui était présentée comme une demande sociale n’aurait jamais abouti.
Déjà en 2010, elle prend le risque de quitter son poste de fonctionnaire internationale et le New Jersey pour revenir au pays participer à l’aventure ayant conduit à l’élection de Macky Sall en 2012. Elle fut la directrice de campagne du candidat et a grandement contribué à l’écriture du programme de société «le Yonu Yokkute».
Après son passage au ministère de la Justice, elle fut nommé Premier ministre avec un slogan pas très loin du Fast track : «Accélérer la cadence.»
Depuis qu’elle a quitté la Primature, j’ai attendu sa promotion ailleurs que comme Envoyée spéciale du Président. Elle fait partie de ces femmes que j’aimerais toujours voir gravir les échelons au nom de toutes leurs semblables. C’est aussi pour moi le cas de Madame Aïssata Tall Sall. Un pays comme le nôtre a besoin de montrer ses femmes en exemples aux autres.
Au contraire de nombreux responsables, elle n’a jamais râlé et mieux elle a porté haut le flambeau de la réélection de Macky Sall en 2019. L’on se rappelle tous ce moment de dépôt des listes pour le parrainage durant lequel cette dame a été bousculée, froissée et même boxée par des hommes qui voulaient passer avant elle. Et pourtant, elle a tenu bon et a montré à la face du monde toute sa témérité et sa pugnacité à faire le travail correctement. Elle y est arrivée.
Dans le débat politique, elle n’a jamais hésité à monter au créneau pour défendre le Président Macky Sall à des heures où beaucoup d’observateurs disaient qu’elle avait perdu la confiance de ce dernier. Qui a fait mieux ? Personne !
Madame Aminata Touré mérite amplement ce poste de par sa loyauté et sa constance dans le combat politique de tous les jours auprès de celui-là qui lui a aujourd’hui renouvelé sa confiance. Ce n’est que justice !
Souleymane LY
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr

1 COMMENTAIRE

  1. Arrêtons de parler des postes de la fonction publique comme des RECOMPENSES politiques. Je pense qu’elle mérite ce poste car elle est compétente, visionnaire et qu’elle saura montrer tout l’intérêt de cette institution.

    Elle le mérite pas pour sa loyauté, ni parce que c’est une femme, mais simplement car elle en a largement les compétences et que le pays en a besoin.

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