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Le projet Tiers Sud Beydaare, qui a reçu un financement de l’Union européenne et de l’Agence française de développement (Afd), appuie les producteurs, encadrés par la Sodagri (Société de développement agricole et industriel du Sénégal), pour l’amélioration de leurs avoirs, leurs production et productivité. Pour réussir cette mission, ce projet, en collaboration avec les techniciens et les collectivités territoriales, veut avoir un document de stratégies de gestion, de maintenance et d’entretien des infrastructures et aménagements hydro-agricoles dans le bassin de l’Anambé.

Pour la gestion, la maintenance et l’entretien des équipements, des infrastructures et des aménagements hydro-agricoles dans le bassin de l’Anambé, le projet Tiers Sud Beydaare ne veut pas laisser ses partenaires de la Sodagri (société agricole et industriel du Sénégal), les producteurs et les collectivités territoriales faire dans l’improvisation, à leur guise, de manière disparate, chacun selon ses moyens, ses inspirations et humeurs. Il leur veut un document consensuel de stratégies. Pendant 4 jours, les acteurs précités dudit bassin rizicole se sont retrouvés dans un hôtel de Vélingara pour réfléchir sur des stratégies et politiques… à coucher dans un document final. Pourquoi une telle initiative ? Le coordonnateur du projet Tiers Sud Beydaare, Abdou Niang Thiam, explique : «Le Sénégal compte sur le bassin de l’Anambé pour assurer une partie des besoins en riz du Sénégal. Pour cela, il faut de bonnes infrastructures et de bons aménagements. L’aménagement est le principal outil de production. Si l’aménagement n’est pas bien entretenu, bien géré, il va sans dire que la production ne va pas suivre. Notre objectif est de faire en sorte que la production et la productivité du riz puissent être fortement augmentées. Pour cela il nous faut une politique et des stratégies d’entretien et de maintenance pour qu’ils soient en tout temps performants pour la production et la productivité pour l’atteinte des objectifs que l’Etat a assignés à la Sodagri, dans le long terme.»
Le document final va certainement mettre l’accent sur une meilleure responsabilisation des producteurs et des collectivités territoriales sous la supervision de la Sodagri. Dans ledit document vont être consignés les rôles de chaque acteur de la chaîne de production, les différentes activités liées à la maintenance et à l’entretien des ouvrages ainsi que la détermination des différentes charges financières y afférentes.
Le président des producteurs du bassin, Oumar Baldé, s’est réjoui des perspectives heureuses en termes de productivité que cette initiative va induire dans le bassin, mais aussi en termes de responsabilisation des producteurs. En outre, il a indiqué que le projet va assurer la formation des techniciens en maintenance et pour tous les autres besoins en qualification.
Les collectivités territoriales, riveraines du bassin, par la voix du maire de Kandiaye, Dr Aliou Baldé, se sont engagées à adhérer aux textes finaux, sans renoncer aux prérogatives que leur confère la loi.
Outre les acteurs qui étaient en conclave, jeudi passé, le Dg de la Sodagri, Alpha Bocar Baldé, a informé que des rencontres du genre auront lieu dans les prochains jours avec les autorités administratives et les partenaires financiers.

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