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Cheikh Mbow, Coordonnateur national de la Cosydep.

La Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique a énoncé des propositions pour «un dépassement des contraintes liées à la crise sani­taire dans la perspective des examens de septembre, du passage des élèves en classes intermédiaires et de la rentrée prochaine prévue en novembre».
Dans une déclaration reçue à l’Aps, la Cosydep estime que le «déroulement des examens de cette année nécessite, sans aucun doute, des dispositions particulières». Le but est d’«anticiper sur les difficultés qui pourraient survenir».
Il s’agit notamment pour les autorités de «s’appuyer sur l’expérience et l’expertise des professionnels de l’enseignement (inspections académiques et enseignants)». Ces autorités devront également «prévoir des solutions de rechange face aux contraintes que pose l’hivernage» et «baser les épreuves sur les seuils minimaux de maîtrise dans les différentes discipli­nes».
La Cosydep propose également de «renforcer la vigilance dans le choix, l’administration et la correction des épreuves mais aussi dans les délibérations».
Pour la coalition qui regroupe des organisations actives dans le domaine de l’éducation et de la formation, des syndicats d’enseignants et des associations de parents d’élèves, il est également «impératif de prendre la mesure des défis à relever dans la marche vers la rentrée de novembre».
Elle estime que «la rentrée scolaire 2020-2021 sera probablement une rentrée spécifique du fait du contexte particulier de l’année en cours». C’est pourquoi «elle devra être utilisée de façon optimale en vue de combler les lacunes issues de l’année écourtée du fait de la pandémie du Covid-19».
A cet égard, il convient «d’établir un bilan objectif, exhaustif et inclusif des conséquences de la maladie en vue d’apprécier la portée des multiples offres d’accompagnement des apprenants, d’évaluer le dispositif de reprise des enseignements et d’en tirer des leçons pour l’avenir».
L’idée émise aussi par la coalition est de «garantir la stabilité de l’année scolaire 2020-2021 par des négociations ouvertes et sérieuses en vue de traiter efficacement la question enseignante et de maintenir la trêve».
Par ailleurs, la coalition recommande l’engagement, la mobilisation et la vigilance de l’ensemble des acteurs et partenaires face à la complexité du contexte.
La Cosydep insiste aussi sur «des actions qui matérialisent l’option pour un système éducatif moderne dans ses possibilités d’apprentissage, solide de ses infrastructures, souple dans son déploiement, résilient dans ses réponses face aux événements imprévus, suffisamment ancré sur les réalités nationales et effectivement décentralisé».
Au Sénégal, les cours, suspendus depuis le 16 mars, ont repris le 25 juin mais uniquement pour les classes d’examen. Pour les classes intermédiaires, le passage en classe supérieure se fera sur la base d’un certain nombre de modalités fixées par le ministère de l’Education nationale.

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