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La Convergence des cadres républicains démentent Me El Hadj Amadou Sall qui en déduit des constatations du Comité des Nations unies sur l’affaire Karim Wade une annulation de l’arrêt de la Crei. Abdoulaye Diouf Sarr et Cie parlent de «malhonnêteté» du responsable libéral.

Le camp de Karim Wade jubile après les constatations du Comité des droits de l’Homme des Nations unies. Mais la Convergence des cadres républicains (Ccr) s’est penchée sur le communiqué de Me El Hadji Amadou Sall, par ailleurs membre du Parti démocratique sénégalais, qui en déduit que l’organe «annule l’arrêt de la Crei». En conférence de presse hier, le coordonnateur de la Ccr parle de «confusion». «Les recommandations du Comité des droits de l’Homme de l’Onu n’ont aucune valeur contraignante ni obligatoire et contiennent des recommandations à l’Etat partie concerné. Sous ce rapport, c’est une erreur de dire que le Sénégal a été condamné par ce comité puisqu’il n’est pas une juridiction», a dit Abdoulaye Diouf Sarr. Qui ajoute : «Aujourd’hui, plus que par le passé, nous sommes déterminés à faire face à toutes ces tentatives de désinformer l’opinion par les déclarations et manœuvres fallacieuses en perte d’initiative et de repères, unie parfois par le mensonge, sans jamais récolter le gain de la mauvaise foi.»
Me Pape Sène, lui, souligne qu’il n’y a nulle part où l’on exige un réexamen des faits. Par contre, ajoute-t-il, le comité a rappelé que le Pacte international relatif aux droits civiques et politiques n’exige pas un nouveau procès sur les faits de la personne. «C’est plutôt l’article 17 de la loi 5184 du 10 juillet 1981 sur la Crei qui ne prévoit pas de recours en appel contre les décisions de la Crei qui est confronté à l’article 14 paragraphe 5 sur le Pacte international sur les droits civiques et politiques et non les questions de fond telles que réglées par la Crei et la Cour suprême du Sénégal», argue Me Sène. Président du Comité sénégalais des droits de l’Homme, Me Sène ajoute que «le comité des Nations unies a reconnu dans son texte l’importance de l’objectif légitime de lutte contre la corruption pour les Etats». Par conséquent, comparé aux déclarations de Me Amadou Sall, il pense que cela relève simplement de la «malhonnêteté intellectuelle» et d’une «tentative de jeter un discrédit sur les institutions sénégalaises».
bseck@lequotidien.sn

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