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Les résultats de la première campagne nationale de distribution de moustiquaires imprégnées en couverture universelle au Sénégal sont jugés satisfaisants par le directeur des Projets d’IntraHealth, Dr Joseph Barboza. 8 millions 144 mille 610 moustiquaires ont été distribuées durant la campagne et les résultats montrent que 82% de la population dorment sous moustiquaire imprégnée.

Pour la pré-élimination et l’élimination du paludisme au Sénégal, le rapport de la première campagne nationale de distribution de moustiquaires imprégnées en couverture universelle au Sénégal souligne que les objectifs sont satisfaisants. En effet, 99,19% moustiquaires imprégnées ont été mis à la disposition des ménages dans les 13 régions dévolues dans l’ensemble des ménages du pays. «Nous devions mettre à la disposition des populations au moins plus de 90% de moustiquaires imprégnées. Je pense que nous avons atteint les objectifs, puisque nous avons couvert à hauteur de 99,19% de moustiquaires dans les 13 régions dévolues à IntraHealth dans l’ensemble des ménages du Sénégal. Nous avons eu à faire de telle sorte qu’au moins 82% de la population dorment sous moustiquaire imprégnée à longue durée d’action», a déclaré le directeur des Projets d’Intra­Health, Dr Joseph Barboza.
On note dans ce rapport que les habitants de Dakar et Thiès utilisent moins les moustiquaires imprégnées, parce qu’ils estiment ne pas être concernés par le paludisme. «Nul n’est à l’abris du paludisme, que l’on soit en ville ou en zone rurale», souligne Dr Barboza avant d’ajouter : «Nous devons faire des efforts pour utiliser les moustiquaires durant toute l’année pour se protéger de la piqure des moustiques.»
Bénéficiant d’une subvention du Fonds mondial pour l’année 2015-2017, Dr Barboza soutient qu’avec cette campagne, plus de 4 millions d’individus ont été sensibilisés durant les 3 ans. Ces résultats ont été obtenus grâce à la collaboration des districts sanitaires, des régions médicales, du système de santé, mais surtout grâce à l’implication des relais communautaires.
Le rapport relève par ailleurs quelques difficultés, notamment dans la coordination, la planification, la formation des acteurs, la logistique et la communication. Cependant, dans le souci de consolider les résultats obtenus, Dr Barboza estime qu’il est «important de poursuivre les activités de communication incitative visant à renforcer l’utilisation régulière et correcte des Milda, distribuées aux populations, de maintenir les acquis, mettre l’accent sur les interventions communautaires afin d’atteindre les objectifs d’élimination du paludisme».
Le Sénégal ne fera pas partie des 20 pays qui vont éradiquer le paludisme en 2020. Malgré cet échec, la représentante de l’Oms, Mme Ndella Diakhaté, estime qu’il pourrait être parmi les pays qui vont l’atteindre en 2030, si les acteurs maintiennent le cap.
Les formalités pour la mise en place d’un comité de pilotage pour la préparation de la mise en œuvre du programme 2019 sont en cours, selon Ibrahima Diallo, membre du Programme de lutte contre le paludisme (Pnlp). «Une note officielle signée par le ministre de la Santé et l’action sociale pour la mise en place du comité de pilotage est sortie. Ce qui suit, ce sont les comités techniques, car nous avons déjà élaboré un chronogramme de mise en œuvre de la campagne. Les commandes des moustiquaires ont été  déjà lancées avec les partenaires comme la Banque islamique de développement et le Fonds mondial. On attend la livraison qui pourrait se faire vers le dernier trimestre de l’année 2018 ou au 1er trimestre de 2019», dit-il.
Pour Dr Diallo, le Pnlp va tirer tous les enseignements qui ont été présentés par le rapport pour l’exploiter, ressortir les points forts pour les améliorer, s’appuyer sur les défis pour mieux rebondir.
Stagiaire

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