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Pour l’annulation de la dette africaine, les présidents des parlements ont adopté un plan d’action et une stratégie de plaidoyer auprès des Partenaires et bailleurs internationaux.

Pour la prise en charge du dossier de la dette africaine et son annulation totale et définitive, les parlements africains se mobilisent. A l’issue d’une réunion virtuelle de lancement d’un groupe dit G7 organisée lundi 12 octobre 2020, «les présidents des parlements ont adopté un plan d’action et une stratégie de plaidoyer auprès des Partenaires et bailleurs internationaux, qui s’adossent à un engagement solennel à s’assurer, par des mesures législatives appropriées, que les ressources issues d’une annulation de la dette africaine soient orientées dans des secteurs socioéconomiques prioritaires et susceptibles d’améliorer les conditions de vie des populations».
Le G7, d’après un communiqué de l’Assemblée nationale, réunit «les présidents des parlements du Nigeria, du Rwanda, d’Ethiopie, d’Afrique du Sud, du Ghana, du Kenya et du Sénégal, au niveau de leurs pays respectifs, qui ont eu à travailler sur ce dossier, en mettant en place un groupe de travail». Mais, note le document, «à l’initiative du Sénégal, ce groupe s’est élargi au Royaume du Maroc, à l’Algérie, à la Côte d’Ivoire, au Cap-Vert, à l’Angola et à la Guinée Equatoriale, afin d’assurer une meilleure représentativité régionale et linguistique, dans la perspective de mobiliser, à terme, l’ensemble des présidents des parlements africains.
Cette initiative, s’inscrit parfaitement dans l’esprit de l’appel lancé, à cet effet, par le chef de l’Etat, le Président Macky Sall, et qui a eu un écho favorable auprès de Hautes personnalités et Institutions internationales».
Intervenant dans les échanges avec ses homologues africains, rapportent ses collaborateurs, le président Moustapha Niasse a déclaré que «le lancement de l’initiative parlementaire pour l’annulation de la dette africaine a une portée historique au moment où, avec les effets dévastateurs de la pandémie du Covid-19, le monde va devoir se remettre en cause pour trouver de nouveaux axes d’échanges mutuels, et assurer, par le dialogue, la concertation et la solidarité, plus d’équité et d’équilibre dans les relations internationales».
Au terme de la mobilisation de tous leurs homologues africains, les présidents des parlements ont décidé de tenir une première conférence générale, en présentiel, à Abuja au début de l’année 2021.

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