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L’interdiction de manifester au centre-ville à laquelle les hommes politiques font face préoccupe les défenseurs des droits de l’Homme. En tirant vers un même sens, la Ligue sénégalaise des droits de l’Homme (Lsdh), la Raddho et Amnesty international ont déposé avant-hier un recours devant la Cour suprême pour l’annulation de l’arrêté dénommé Ousmane Ngom, qui interdit toute manifestation dans cette zone de la commune.

L’arrêté interdisant les manifestations au centre-ville plus connu sous le nom «Arrêté Ousmane Ngom» n’agrée pas les défenseurs des droits de l’Homme. La Ligue sénégalaise des droits de l’Homme (Lsdh), la section sénégalaise d’Amnesty international et la Raddho ont déposé ce jeudi un recours devant la Cour suprême pour demander son annulation. «Nous avons déposé hier (jeudi) un recours en annulation de l’arrêté devant la Cour suprême», a informé Me Assane Dioma Ndiaye, président de la Lsdh, joint par téléphone. Selon le conseiller de ces Ong, l’arrêté en question date de 2011 et le délai de 2 mois au cours duquel il pouvait être attaqué est passé. Mais pour éviter la forclusion, les défenseurs des droits de l’Homme ont usé de la technique de la liaison du contentieux. En quoi faisant ? En adressant une requête d’abrogation au ministre de l’Intérieur. En fait, au vu du parallélisme des formes et de la continuité de l’Etat, les défenseurs des droits de l’Homme ont adressé depuis février 2018 une requête au ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, pour lui demander l’abrogation de cet arrêté du fait de son illégalité. Leur adresse au ministre s’explique par le fait qu’il est le seul habilité à abroger l’arrêté.

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