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L’activité des entreprises du secteur moderne s’est encore nettement améliorée en 2016 avec une progression de la valeur ajoutée de 16,9% par rapport à 2015. Elle s’est chiffrée à 1 960 milliards de francs Cfa à prix courants contre 1 677 milliards en 2015, relève l’Ansd dans sa dernière publication relative à la Banque de données économiques et financières (Bdef.)

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) fait état d’une nette amélioration de l’activité des entreprises du secteur moderne en 2016. Avec une progression de la valeur ajoutée de 16,9% par rapport à 2015, elle s’est chiffrée à 1 960 milliards de francs Cfa à prix courants contre 1 677 milliards en 2015, selon la dernière publication de la Banque de données économiques et financière de l’Ansd. Qui mentionne que «les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à deux milliards et qui représentent 5,2% des unités répertoriées sont celles qui ont le plus contribué à cette création de richesses avec une part de 92,5%».
L’affermissement de l’activité, expliquent les collaborateurs de Babacar Ndir, directeur général de l’Ansd, est imputable à l’industrie, au commerce et aux services qui ont connu une appréciation respective de 24,9%, 9,7% et 8,7%. Quant aux Btp, note le document, «même si la valeur ajoutée s’est fortement appréciée de 195,3%, le résultat net reste négatif. Ce dynamisme de l’activité s’est traduit par une amélioration sensible du résultat net global. Les sous-secteurs qui ont le plus progressé sont la préparation de sites et la construction d‘ouvrages de bâtiment ou de génie civil, l’industrie du bois, les activités financières, la production de viande et de poissons, le travail des grains et la fabrication de produits amylacés, l’industrie des oléagineux, les industries chimiques et les industries extractives».

Taux de croissance moyen de 8% entre 2010 et 2016
L’Ansd informe aussi que «sur la période 2010-2016, la valeur ajoutée annuelle a enregistré un taux de croissance moyen de 8%. La production s’est accrue de 4,5% en 2016, en relation avec les progressions enregistrées dans tous les secteurs, notamment les Btp (12,3%) et les services (4,7%). En outre, les consommations intermédiaires ont progressé de 0,9% du fait du repli noté dans l’industrie de 1,2%». Et d’ajouter : «Le taux de valeur ajoutée s’est amélioré de 2,6 points en ressortant à 24,9% en 2016 contre 22,3% en 2015. Cette situation est liée à un accroissement de 5,6 points dans les Btp et de 3,5 points dans les industries».
Relativement à la répartition sectorielle, souligne la Bdef, «la part du secteur des services demeure prépondérante avec 49,3% de la valeur ajoutée. Les industries viennent en deuxième position avec 38,1%, suivies du commerce, 9,5% et des Btp, 3,1%. A l’instar des années précédentes, la richesse créée par les entreprises est prioritairement affectée aux charges de personnel avec 47,5% de la valeur ajoutée globale. Elles sont suivies par les dividendes et l’autofinancement estimés à 35,6%, les frais financiers 10%, et les impôts sur le résultat 6,92%. Avec un taux de vétusté comptable de 36,1% en 2016, les entreprises du secteur moderne réalisent leurs activités avec un équipement relativement neuf. Ce taux s’est accru de 2,2 points puisque qu’il était de 33,9% un an auparavant grâce surtout aux services et aux Btp (…)».
dialigue@lequotidien.sn

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