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Amadou Hott, ministre de l’Economie, du plan et de la coopération.

A partir du 26 août 2019, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) entamera une nouvelle étude auprès des Institutions sans but lucratif au service des ménages (Isblm), afin de mettre en place un dispositif de suivi de ce secteur qui occupe une place importante dans l’économie sociale, à travers la réalisation de projets et programmes pour les besoins et intérêts de la population sénégalaise.

La collecte régulière des données économiques relatives aux Institutions sans but lucratif au service des ménages (Isblm) devrait bientôt être assurée correctement au Sénégal. L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), avec le concours financier de la Commission de l’Uemoa, via le Programme statistique régional (Psr) confié à Afristat, a décidé de mettre en place un dispositif de suivi de ce secteur. Lequel selon le directeur des statistiques économiques et de la comptabilité nationale, sera composé de deux volets : un répertoire statistique et une banque de données économiques et financières. Mais pour Mbaye Faye, «la mise en œuvre réussie de ce projet requiert une collaboration soutenue de tous les acteurs du secteur mais également les structures étatiques qui participent à l’immatriculation ou le suivi des activités des Isblm».
Au Sénégal, le secteur des Isblm est constitué des associations, des fondations, des Organisations non gouvernementales (Ong), des partis politiques, des syndicats professionnels, des fédérations sportives et culturelles, des églises et des mosquées. Ce secteur occupe une place importante dans l’économie sociale du pays, à travers ses réalisations de plans, programmes ou projets pour répondre aux besoins et intérêts de la population sénégalaise.
Cependant, relèvent les responsables du projet, «le système statistique actuel du Sénégal éprouve d’énormes difficultés pour l’évaluation de la contribution dudit secteur à l’économie sénégalaise». En effet, indiquent les fonctionnaires de l’Ansd, «il n’existe pas un dispositif de suivi permettant la collecte régulière des données économiques des unités du secteur, même si, dans la réglementation, elles sont assujetties à la déclaration de leurs activités. De plus, il est noté une absence de répertoire à jour du secteur au vu sa disparité et sa diversité».
Une nouvelle banque de données économiques et financières, estime Ndèye Lô, une des responsables du projet, devrait ainsi permettre de disposer régulièrement, des informations fiables requises pour une bonne évaluation de ce secteur dans les comptes nationaux, et également satisfaire les besoins des décideurs et autres utilisateurs. «Ne disposant pas des comptes de gestion de ces institutions, une enquête est primordiale pour collecter les données auprès des unités dudit secteur.
C’est dans cette optique que l’Ansd entend démarrer une étude sur les Isblm à partir du 26 août 2019», ont soutenu hier, les collaborateurs de Babacar Ndir, Dg de l’Ansd, lors d’un atelier de sensibilisation sur l’Em-Isblm 2019. L’étude qui va durer un mois et demi, vise à recueillir des données économiques et financières sur le secteur auprès de 356 unités dans les régions de Dakar, Thiès et Saint-Louis. Sur le choix de ces trois régions, les experts évoquent le fait qu’elles regorgent le plus grand nombre d’Isblm. N’empêche, assure Mbaye Faye, toutes les régions seront touchées.

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