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Les épreuves de philosophie étaient très faciles. Tel est l’avis de la majorité des candidats du centre des Cours secondaires Sacré-Cœur. Après 2h 45 minutes de réflexion, les élèves sortent un à un des salles de classe, le sourire aux lèvres. Les filles sont les premières à rendre leur copie. Elles semblent être plus nombreuses dans ce centre d’examen. Quelques minutes après, l’école commence à perdre son calme et des groupes de deux, trois et quatre personnes se forment dans la petite cour, faisant disparaître petit à petit le silence qui y régnait. «Les sujets sont très abordables. On s’attendait à avoir des sujets beaucoup plus difficiles que ce qu’on nous donne en classe» sont les mots qui sortaient de la bouche des élèves.
F. B. G bavarde à une trentaine de mètres de la porte d’entrée à côté des escaliers avec ses copines des Cours privés secondaires Mame Nguirane de Ouakam. «On nous a donné des choses très abordables et faciles à traiter. En plus, ce sont des sujets qu’on avait l’habitude de traiter en classe», martèle F. B. G en tapant sur l’épaule de sa copine. Cette candidate a choisi le sujet n°3 qui porte sur l’Etat. D’après elle, «c’est un sujet de commentaire philosophique qui parle d’actualité. Et si tu suis l’actualité, ça devient plus facile».
Abondant dans le même sens que sa camarade, N. N estime que les sujets sont très faciles : «J’ai travaillé sur le sujet n° 2 : L’œuvre d’art ne se rapporte-t-elle à la réalité que pour la recréer ? J’ai fait une dissertation dans le domaine philosophique où je me sens plus à l’aise.»
En face du stade Léopold Sédar Senghor se trouve le lycée Sergent Malamine Camara, ex-Lycée moderne de Dakar (Lymodak). Sur les 945 candidats des séries L1, L2, S1 et S2, 29 n’ont pas répondu présent dans les trois jurys (1 184,1 185 et 1 186). Aucune difficulté n’a été notée. Ce qui n’est pas le cas au centre des Cours secondaires Sacré-Cœur. 102 absents ont été notés et une absence justifiée avec un certificat médical sur les 1 176 candidats de la série L2 inscrits dans les trois jurys (1 196, 1 197,1 198).
Des erreurs au niveau de la correspondance sur les dates de naissance concernant quatre candidats sont les seuls couacs enregistrés dans ce centre, car sur les cartes d’identité nationale des deux premiers candidats, les dates de naissance ont été inversées sur la liste du jury 1 198. Inversement pour les deux autres, selon la superviseure du jury, Mme Ndiaye.
L’examen a démarré dans ces centres à 8h 15mn. Après avoir fait son examen dans un autre centre, l’élève en Série S2 aux Cours secondaires Sacré-Cœur, Alexandre Mbengue, souligne avoir traité avec conviction le sujet n°2 : Que la philosophie soit une critique radicale implique-t-elle quelle renonce à la vérité ?, car il avait l’habitude de faire ce genre de sujet en classe.
Malgré les nombreuses grèves des enseignants, les élèves ont jugé abordables tous les sujets. Pour Alexandre, l’Office du bac à peut-être tenu compte des perturbations de cette année. C’est pour cela que les sujets ont été très faciles. Les potaches ont, toutefois, des inquiétudes quant à la correction car, selon eux, certains professeurs corrigent les sujets en fonction des notes de lots.
Superviseur des jurys 1 196 et 1 197 et par ailleurs enseignant au lycée Blaise Diagne, Frédéric Philippe Diouf s’est abstenu d’expliquer les sujets pour des raisons pédagogiques et professionnelles. Parce qu’il ne voudrait pas psychologiquement déstabiliser les candidats qui viennent tout juste de faire leur examen, croyant qu’ils ont bien abordé les sujets. Il soutient aussi que des collègues vont se réunir pendant 3 jours pour donner des explications claires des sujets. A la fin de la composition, les élèves ont tous poussé un ouf de soulagement à la sortie des salles. Certains craignent ne pas terminer leur programme avant l’examen final prévu le 17 août. Si dans certaines écoles les enseignants n’ont pas réussi à terminer le programme, tel n’est pas le cas au lycée Sergent Malamine Camara, selon le proviseur du lycée M. Badji. D’après lui, il existe dans son lycée une coutume qui permet aux professeurs de venir faire cours pendant les fêtes, les samedis et dimanches, pour permettre à leurs candidats au Bac et au Bfem d’être prêts avant les examens.
Stagiaire

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