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Le promoteur de lutte, Luc Nicolaï, a été condamné hier par la Cour d’appel de Saint-Louis à 5 ans de prison dont 1 an avec sursis et à payer 300 millions de dommages et intérêts à Bertrand Touly et à l’hôtel Lamantin Beach. Un mandat d’arrêt a également été décerné contre lui.

Le promoteur de lutte est sur quatre appuis. Le verdict de la Cour d’appel de Saint-Louis est sans appel : Luc Nicolaï est condamné à 5 ans de prison dont 1 avec sursis pour détention de drogue, association de malfaiteurs, tentative d’extorsion de fonds. Le juge a même décerné un mandat d’arrêt contre lui, car Luc Nicolaï était absent au moment de la lecture du délibéré. Son avocat, Me Baboucar Cissé, a décidé de saisir une nouvelle fois la Cour suprême pour le sortir de cet étau.
En première instance, il a été condamné par le Tribunal correctionnel de Dakar à 5 ans dont 2 ferme et à payer 500 millions de dommages et intérêts. Non satisfait de cette décision, il avait fait appel devant la Cour d’appel de Dakar dont les juges qui avaient eu la main plus lourde avaient décidé de le condamner à 5 ans dont 2 avec sursis. Luc Nicolaï qui devait alors passer 3 ans ferme en prison s’était pourvu en cassation même s’il était sorti de prison grâce à une libération conditionnelle. Il obtint d’ailleurs gain de cause parce qu’en 2013, la Cour suprême avait cassé le verdict de la Cour d’appel de Dakar pour ensuite renvoyer le dossier devant la Cour d’appel de Saint-Louis. Mais là aussi, le promoteur de lutte n’était pas au bout de ses surprises pour avoir vu sa peine encore une fois alourdie par les juges d’appel qui l’ont condamné à 5 ans dont 1 avec sursis et à payer 100 millions et 200 millions F Cfa, respectivement à Bertrand Touly et au Lamantin Beach, en guise de dommages et intérêts. C’est l’épilogue d’une affaire qui rythme l’actualité judiciaire depuis plus de 5 ans.

Accablé par son coaccusé Abdou Khadre Kébé  
Si Luc Nicolaï en est arrivé là, le témoignage de son coaccusé Abdou Khadre Kébé, ancien chef de la sous-brigade des Douanes de Mbour, en est certainement pour beaucoup. Le 11 octobre passé, lors de leur jugement, l’ex-gabelou avait en effet soutenu devant la barre que c’est Luc Nicolaï qui lui avait remis la puce de téléphone avec laquelle ils communiquaient. Il avait ensuite, avec beaucoup de détails, expliqué les circonstances dans lesquelles les faits se sont déroulés dans le bureau du directeur du Lamantin Beach où la drogue avait été découverte. «C’est Luc qui m’a informé de l’existence de la drogue. C’est lui qui m’a indiqué l’endroit où elle se trouvait dans le bureau de Bertrand Touly. J’ai feint de chercher un peu partout pour éviter qu’il se rende compte que je savais déjà où se trouvait le produit. Puis, je me suis dirigé à l’endroit indiqué», avait déclaré l’ancien commandant de la sous-brigade des Douanes de Mbour, Abdou Khadre Kébé. Luc Nicolaï qui n’avait pas pu battre en brèche ce témoignage qui l’avait confondu se contentait de déclarer : «Tout cela est une cabale. Kébé a certainement reçu de l’argent pour me charger.» Le juge n’a pas eu la même lecture que le promoteur qui s’est retrouvé à quatre appuis alors qu’il se bat depuis septembre 2012 pour sortir victorieux de ses différents procès.
cndiongue@lequotidien.sn

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