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Poursuivi pour abus de confiance, l’émigré Chimère Ndiaye a été jugé par défaut et condamné en première instance à 6 mois assortis de sursis et à payer à la partie civile la somme de 24 millions de francs.  Cette sentence qui lui a été infligée par le premier juge lui est restée encore au travers de la gorge.  Hier, le prévenu était devant la Cour d’appel pour s’en offusquer.  Tout est parti d’un voyage effectué au Sénégal par le sieur Ignacio Rodriguez. Hébergé dans un hôtel de la Petite côte, le ressortissant espagnol avait trouvé qu’il pouvait faire des affaires dans le transport des produits halieutiques. Il s’en est ouvert à Chimère Ndiaye. Ainsi, les parties sont convenues de mettre en place une unité de production et d’exportation des poulpes vers l’Europe estimée à 74 millions. De retour en Europe, l’Espagnol a fait un prêt et a remis au sieur Ndiaye la somme de 38 millions de francs. Et pour sa part, le prévenu aurait donné 50 millions de francs dont il n’a pas apporté la preuve du versement.
Etant resté dans son pays pour la réception du produit, Ignacio ne verra pas la couleur des poulpes. Fatigué d’attendre, il a porté plainte contre Chimère Ndiaye pour abus de confiance. Des faits que le mis en cause continue à contester. Selon ses déclarations, ils ont noué un partenariat  d’affaires. Mais, entre temps, le plaignant lui avait dit qu’il a trouvé un preneur et lui a emprunté la somme de 10 millions de francs.  En ce qui concerne la livraison des poulpes, il soutient que c’est à cause de la mauvaise conservation qu’il n’a pas pu envoyer en Espagne le produit qui commençait à se détériorer.
Selon son avocat, il n’est pas contesté que Ignacio Rodriguez a remis la somme de 38 millions de francs, mais il n’a pas donné de garantie de paiement. A en croire Me Ousseynou Gaye, son client ne doit au plaignant que la somme  de 5 931 000 de francs.  Il a plaidé l’infirmation de la peine car, selon toujours l’avocat, la partie civile a profité de l’absence de son client lors du jugement pour avancer des choses qu’il n’a pas faites.
Un avis que ne partage pas l’avocat de la partie civile selon qui, il n’a jamais été question de partenariat entre les parties. Quand mon client lui a remis la somme de 38 millions de francs pour acheter 24 000 tonnes de poulpes, le prévenu lui a remis une facture proforma, a-t-il révélé. Avant de rappeler que le prévenu s’était engagé à respecter ses engagements. Estimant que les faits sont constants, il a plaidé la confirmation de la peine comme l’a requis au préalable le parquet général. La décision sera rendue le 15 février.
justin@lequotidien.sn

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