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La conscience citoyenne demeure la recherche et l’adhésion à tout ce qui est à la fois bon, utile et constructif pour la Cité et la politique au sens hélénique, reste le bassin le mieux indiqué pour façonner celle-ci. Malheu­reu­sement sous nos toits, la Cité comme le citoyen sont loin des préoccupations de nos politiciens et servent juste de moyens pour passer le gué vers des stations plus confortables. Ce faisant le naufrage de la Cité avec elle la politique est amorcé et se mesure à l’aune de l’incivisme ambiant dans tous les coins et recoins de la Cité, des violences et agressions verbales, physiques, des meurtres, des scènes hérétiques qui ont fini de prostituer nos cultures, de la permissivité et des abus ravageurs des réseaux sociaux, le manque de patriotisme qui n’est plus cultivé qu’au sein de nos forces de défense et de sécurité, du refus de dialogue entre parties prenantes, entre ceux-là qui ambitionnent de diriger demain la Cité autour des questions d’enjeux majeurs, en raison de querelles de chapelle, d’orgueil mal placé ou de calculs politiciens cyniques, mais surtout de l’immaturité et de l’irresponsabilité d’une frange de politiciens en mal d’offres programmatiques, qui jouent leur partition sur les questions sociétales les plus sensibles et les plus désintégratrices (Religion, con­fréries, sectes etc .).
Non, arrêtons-nous pendant qu’il est encore temps, la finalité de la politique n’a jamais été l’accès au Pouvoir, celui-ci est une étape importante certes, mais plus encore le bien-être et la cohésion sociale au sein de la Cité, ce qui passe par l’ouverture, le dépassement de soi et des intérêts partisans, la solidarité, la générosité dans l’action et la prise en compte systématique des affaires de la Cité.
Alors, comment comprendre les mobiles politiques ou qualifier l’attitude d’une certaine opposition qui refuse d’aller répondre à l’appel sans exclusive pour une discussion sans tabou autour de la gestion et de la répartition des ressources gazières et pétrolières, ceci dans un contexte international marqué par de vives tensions géostratégiques et sécuritaires, et où notre pays, avec l’importance des nouvelles découvertes de gaz et de Pétrole, se révèle désormais un pion intéressant dans toutes les cartes géopolitiques des puissances de ce monde ? Est-ce de l’amateurisme qui frise la cécité politique ? Une haine revancharde ? Rien ne devrait alors faire perdre l’esprit et le bon sens, ne serait-ce que pour l’Histoire, pour indiquer la voie à suivre qui mettrait à l’abri des turpitudes des uns et des autres, le patrimoine national.
Une telle attitude, sous le prétexte erroné et spécieux selon lequel l’appel est tardif pendant que rien n’est encore joué, est incompréhensible, inacceptable pour des patriotes et constitue une fuite en avant.
Que n’a-t-on pas dit, entendu, entrepris pour manipuler l’opinion autour d’une soit-disant nébuleuse autour des contrats de pétrole qui, faut-il le rappeler, ne sont que des contrats d’exploration, tous similaires à travers le monde puisque tirant leur substance et leur autorité d’un code minier international imposé par les multinationales du secteur, surtout en ce qui concerne le revenu de 10% et l’exemption fiscale durant la période d’exploration et parfois même au-delà jusqu’à retour d’investissement, aspects d’ailleurs souvent transposés dans la plupart des codes miniers nationaux. Com­ment dès lors, après l’impertinence traumatisante des ragots débités par des politiciens en quête d’audience, amateurs sur la question, après le lynchage médiatique des autorités pour exiger plus de transparence et de communication sur ces questions, accepter de souffrir encore leur désinvolture, leur incohérence en refusant l’appel au dialogue du chef de l’Etat, mais surtout leur insouciance pour les défis et enjeux de l’heure, pour l’intérêt supérieur du pays ?
Faut-il le souligner avec force, en l’état actuel des choses tous les contrats d’exploration sont des contrats léonins à dessein et sont à prendre ou à laisser et le risque est grand si vous en avez abondamment de ressources, et vous refusez de jouer leur jeu, bonjour la malédiction, ils vous imposent l’insécurité et le pillage forcé comme au Zaïre, en Centrafrique, au Nord du Mali. Justement c’est contre une telle iniquité orchestrée que le Président a fait son plaidoyer auprès de ses pairs africains pour les amener à faire l’union sacrée, pour changer la donne à l’échelle internationale. Mais pour ce faire, il faut commencer la mobilisation au niveau national et c’est cela le sens de l’appel du chef de l’Etat qu’il faut articuler à la phase d’exploitation à venir et non à celle dépassée d’exploration dont l’enjeu était la découverte de pétrole et de gaz, ce qui est fait, Dieu merci. Pour la phase d’exploration, il est interdit de rêver, le changement de l’ordre mondial n’est pas pour demain et cela nécessite des synergies nationale, régionale, voire Mondiale. En attendant il s’agit de bien gérer.
Au demeurant, l’appel au dialogue pour la gestion et la répartition des produits de l’exploitation, des ressources pétrolières et gazières, en plus des initiatives déjà prises dans ce cadre (Itie et le Cos pétro-gaz), devrait enchanter et mobiliser tous les citoyens et la classe politique en première ligne pour assurer d’abord à notre pays toutes les conditions de transparence, d’équité et de justice dans la distribution des produits de ces richesses. L’union sacrée de toutes les composantes de la société, reste le rempart imprenable.
Walmaack NDIAYE
Cadre Benno bokk yaakaar

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