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Le Forum civil se joint au concert de dénonciations du processus électoral qui, aujourd’hui, regrette-t-il, installe une «certaine angoisse et des craintes des populations et des investisseurs». Dans un communiqué, il rappelle avoir alerté dans une déclaration en date du 9 octobre 2018 le «profond désaccord» de la classe politique sur la loi instituant le parrainage, le maintien du ministre de l’Intérieur chargé d’organiser les élections et membre du parti au pouvoir. L’orga­nisation dirigée par Birahim Seck déplore le dispositif de vérification des parrainages mis en place par le Conseil constitutionnel qui a été «faussé dès le départ par un déficit de transparence et de fiabilité». Elle souligne que «les données de base devant servir de référentiel de comparaison n’ont pas été transmises aux candidats à la candidature» et qu’il y a «une réelle rupture du principe d’égalité des candidats à la candidature devant les règles du jeu électoral». Ce sont d’ailleurs, entre autres, des remarques faites hier par les 7 observateurs de la société civile invités par les 7 «Sages». Et à ce sujet, le Forum civil estime que Moundiaye Cissé et Cie ont «tardivement présenté aux citoyens» les «manquements constatés».
La section sénégalaise de Transparency international relève ainsi que «l’absence de référentiel précis disponible pour tous les candidats pour éviter les erreurs matérielles, l’absence d’informations sur le logiciel de traitement des données utilisé» constituent des «vices substantiels au processus de vérification des parrainages». Pour préserver «la paix sociale et la stabilité de la sous-région», elle invite le président de la République, «ga­rant constitutionnel de l’unité et de la cohésion nationale, à désigner une personnalité ou un organe consensuel et indépendant pour la poursuite de l’organisation de l’élection présidentielle».
Dans le domaine judiciaire, le Forum civil constate «la perception d’une forme de sélectivité dans le traitement de plusieurs dossiers». Ce qui, indique-t-il, «conforte l’opinion dans le sentiment d’une instrumentalisation de la justice». Précisément, l’organisation exhorte la Cour suprême et le Conseil constitutionnel à «respecter les droits» de Khalifa Sall sur le caractère suspensif en matière de rabat d’arrêt.
hamath@lequotidien.sn

1 COMMENTAIRE

  1. De grâce , dites-nous franchement de quel bord êtes-vous ? Au lieu de tourner en rond , ayez le courage d’avouer votre position !
    Nous savons tous que vous utilisez  » le mot forum social  » pour masquer votre haine envers Macky . Vous n’êtes que des policards déguisés , et le peuple sénégalais le sait . Foutez-nous la paix et restez à votre place.

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