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Des actes concrets. C’est ce que souhaitent les syndicalistes de l’enseignement. Ces derniers qui saluent la sortie en Conseil des ministres du chef de l’Etat réitérant son engagement d’assurer des conditions d’études adéquates, l’appellent à donner des instructions à son gouvernement de traduire en actes cet engagement.

La sortie du chef de l’Etat en Conseil des ministres, réitérant son engagement «à assurer aux élèves et à leurs enseignants les conditions adéquates d’études et d’exercice selon les capacités financières disponibles de l’Etat», ne va pas calmer les organisations syndicales dans la mise en œuvre de leurs plans d’actions. Au lendemain de cette sortie, des syndicalistes apprécient cette volonté affichée de régler les problèmes du secteur de l’Education. Mais, ils soulignent toutefois qu’il faut des actes concrets pour les rassurer. Selon Amadou Diaouné, coordonnateur de l’Union des syndicats pour un enseignement de qualité (Useq), il y a des points importants qui n’ont pas encore été réglés lors de la rencontre avec le Premier ministre. A cela M. Diaouné ajoute de nouvelles questions qui n’ont pas été prises en compte et aussi le rejet des revendications des syndicats dits non représentatifs. D’après lui, pour que le problème dans le secteur soit réglé, il faudra prendre en compte toutes ces questions. A son avis, pour ouvrir la discussion sur de nouvelles bases, il faudra être attentif à ces questions. Du côté du Syndicat autonome des enseignants du moyen-secondaire du Sénégal (Saemss), on soutient qu’il faut «des actes à la place de la littérature ». D’après le Secrétaire général du Saemss, il ne sert à rien de dialoguer, les syndicalistes ont besoin d’actes concrets parce que les conclusions de l’étude sur le système de rémunération dans la Fonction publique sur la table du gouvernement depuis 2015 montrent l’existence de l’iniquité dont sont victimes les enseignants. D’après M. Sène, l’heure n’est pas au dialogue mais à la concrétisation des propositions. «Les enseignants sont déterminés et engagés, ce n’est pas une littérature qui va arrêter un plan d’actions», a-t-il dit.
Appréciant cette sortie du président de la République, le Secré­taire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels) souhaite qu’on aille au-delà des bonnes intentions. D’après Souleymane Diallo, quand le président de la République tient de tels propos, il faut s’attendre à ce que cette «annonce soit suivie d’actes». Relevant dans les propos du Président Sall, la satisfaction des revendications selon les capacités financières disponibles de l’Etat, M. Diallo estime que l’Etat a les moyens «s’il considère que l’Education est une priorité».
Concernant l’indemnité de logement qui fait partie des points d’achoppement de ces négociations, les syndicalistes s’accordent sur le fait que le gouvernement doit faire des efforts supplémentaires. Il faut noter que lors de la rencontre avec le Premier ministre, le gouvernement avait proposé une augmentation de 6000 F Cfa, une somme jugée dérisoire par les syndicalistes. A ce propos, Souleymane Diallo soutient que le Président Sall, en réaffirmant cet engagement, doit donner des instructions à son gouvernement de faire une nouvelle proposition sur l’indemnité. Le gouvernement est donc attendu sur la concrétisation de cette énième annonce par des actes.
dkane@lequotidien.sn

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