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La direction des Archives a besoin de plus de techniciens pour renforcer le personnel afin de mieux sauvegarder les documents. Cet appel a été lancé hier par la directrice de cette structure, lors de la Journée internationale des archives.

«Les archives sont essentielles à la vie d’une Nation et des individus. Sans archives, les individus et les institutions physiques et morales deviennent amnésiques et sans identité.» Cet appel de la directrice des Archives nationales montre l’urgence qu’il y a à ériger un système d’archives solide et fiable. Aminata Cissé Diarra a lancé ce message hier à l’ouverture de la 10e édition de la Journée internationale des archives sous le thème «A la découverte des archives nationales». Initiale­ment célébrée les 9 juin, elle a été tenue hier afin de donner à l’événement une plus grande audience, la date dédiée tombant un samedi. A travers cette journée portes ouvertes, la direction cherche à sensibiliser le citoyen à préserver les archives afin qu’elles ne fassent plus l’objet de saccage à l’occasion de manifestations comme ce fut le cas tout récemment à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis.
Aminata C. Diarra qui souhaite la modernisation de la gestion des archives dans les administrations en vue de leur conservation durable, quel qu’en soit le support, sollicite un recrutement spécial de techniciens pour le fonctionnement des ateliers de reliure-restauration et d’audiovisuel. La Maison des archives, la numérisation des collectes et fonds documentaires, la construction et l’équipement des services régionaux d’archives dans les 14 régions ont été revendiqués par Mme Diarra. En écho à son appel, Seydou Guèye, secrétaire général porte-parole du gouvernement, a rassuré que ces questions sont en discussion et que le chef de l’Etat a engagé le gouvernement à aider la direction des Archives.
Dans le cadre de la reconstitution des archives étrangères, la France a remis des documents sur Thiaroye 44, selon Mme Diarra. «Un comité mis en place par le chef de l’Etat est en train de préparer une mission de collecte de ces archives à l’étranger. Il y a aussi un aspect politique parce que ce sont les négociations en haut lieu et que la direction des Archives matérialise», explique Mme Diarra.
Outil essentiel pour retracer des connaissances sur l’histoire d’une Nation, d’un pays, d’un individu…, les archives attirent surtout au Sénégal les élites et l’Administration. La directrice explique ce fait : «Les archives sont consignées sur support papier et écrites sur des textes en langue française majoritairement.» Bien entendu, des étudiants, écoliers, journalistes et citoyens viennent en second lieu pour se ressourcer.
ksonko@lequotidien.sn

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