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Pour aller vers l’élimination des Mutilations génitales féminines (Mgf) et les mariages d’enfants, les participants au sommet organisé à Dakar sur ces questions ont formulé dans leur déclaration finale une panoplie de recommandations. Parmi les appels lancés aux gouvernements, il y a l’harmonisation des textes nationaux relatifs à ces pratiques avec ceux régionaux.

A la fin du sommet sur les Mutilations génitales féminines (Mgf) et les mariages d’enfants tenu du 16 au 18 à Dakar, les participants ont fait une série de recommandations pour aller vers l’élimination de ces pratiques. Dans le document final, les participants ont appelé les Etats et les gouvernements à «veiller à l’harmonisation des lois et politiques relatives à la violence faite aux femmes et celles relatives à la violence faite aux enfants ». Ce, soulignent-ils dans le document, «afin d’assurer un traitement adapté à l’âge (…)». Il est aussi demandé d’appuyer «l’élaboration de protocoles, lignes directrices, normes et règlements, y compris des formulaires uniformisés, pour une mise en œuvre complète et rapide de la législation». Parmi les doléances des participants à ce sommet, il y a aussi l’implication des groupes de défense des droits de femmes dans l’élaboration des textes. «Veiller à ce que la législation et les politiques soient élaborées de concert avec les groupes de défense des droits des femmes, les Osc et les militants des droits humains des femmes, y compris ceux représentant des groupes confrontés à de multiples formes de discrimination», ont-ils dit dans le document. Sur le plan politique, il est demandé aux autorités de «s’engager plus résolument à intégrer la question des Mgf et des mariages d’enfants dans les priorités nationales». Il s’agit de l’harmonisation «des lois contre les Mgf et de leurs mécanismes d’exécution aux niveaux national et sous régional».
Conscients que cette lutte ne peut être gagnée qu’avec l’autonomisation des filles, les participants à cette rencontre demandent le renforcement de «la promotion de l’égalité des sexes afin qu’elles puissent profiter de leur enfance sans connaître de maternités ni de mariages précoces ou forcés». En outre, les gouvernements doivent «prévoir, dans les budgets nationaux, des ressources financières et humaines suffisantes pour mettre en œuvre les plans d’actions régionaux, sous régionaux et nationaux élaborés de manière inclusive avec le concours de l’ensemble des acteurs concernés». Dans la même veine, il est demandé aussi la mise en œuvre de «l’initiative ‘’Saleema’’ de l’Ua sur l’élimination des mutilations génitales féminines». Cela dans le but de «mettre l’accent sur les normes sociales et les dimensions culturelles de la pratique transfrontière des mutilations génitales féminines».
Des recommandations ont aussi été formulées à l’endroit des organisations de la Société civile, des agences de l’Onu, de l’Ua. A ces organisations, il leur est demandé de «renforcer la capacité et l’aptitude des citoyens africains, des Osc, des organisations communautaires et autres Ong à user de leur influence pour mettre fin aux Mgf/E et aux mariages d’enfants aux niveaux national et mondial par la diffusion et l’échange d’informations». Et également créer «des plateformes pour les citoyens africains et les groupes marginalisés pour pousser les décideurs politiques à s’engager sur les questions liées» à ces pratiques. Accordant une place importante à la sensibilisation, les participants à ce sommet demandent à ces organisations de «soutenir un dialogue régional entre les Communautés économiques régionales et les acteurs des Osc régionales». Ce, dans le but de «promouvoir et préconiser l’instauration d’un environnement juridique et politique favorable, ainsi que les meilleures pratiques pour fournir des données probantes ». Ces organisations doivent aussi « entreprendre, aussi bien au niveau sous régional que continental, des mouvements coordonnés pour faire pression et plaider en faveur de l’élimination des Mgf et des mariages d’enfants».
dkane@lequotidien.sn

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