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Après l’adoption du Code de la presse, la publication au Journal officiel de la Convention collective de la presse fixant les minimas des salaires et l’arrêté d’extension, Macky Sall ordonne le ministre de la Communication d’appliquer la loi.

«Le président de la République a donné des instructions au ministre de la Communication de finaliser, dans les meilleurs délais, la mise en œuvre optimale de la nouvelle Convention collective nationale du secteur de la presse, signée en novembre 2018.».  Ca y est ! La bonne nouvelle est annoncée aux hommes de médias : Macky Sall est avec vous ! Le président de la République s’est décidé à appliquer la Convention collective du secteur. Du moins, c’est comme ça que la rédactrice du communiqué du Conseil des ministres de ce 15 juillet a voulu présenter son employeur. Seulement, la Convention collective de la presse est passée dans tous le circuit en vue de son entrée en vigueur. En résumé il ne reste qu’à appliquer la loi comme l’avait expliqué Bamba Kassé. Invité à échanger avec la Convention des jeunes reporters du Sénégal sur une plateforme digitale, le Secrétaire général du Synpics avait détaillé le processus.
«Pour qu’une convention soit applicable, elle doit être signée. Ce qui a été fait. Qu’elle soit déposée au greffe du Tribunal de travail, ce qui a été fait bien avant que je ne sois à la tête du Synpics. Il y a un acte : c’est l’arrêté d’extension. Ce qui va permettre à tout le monde d’être régi par cette convention. Il va obliger toutes les entreprises créées avant ou après la convention de s’y conformer. Depuis le mois de mai 2019, nous avons bataillé dans un processus pour faire prendre un arrêté. A cette période, la Convention collective n’a pas été publiée au Journal officiel. Qui est une étape obligatoire.  Ce qui a été fait par la suite. Nous avons adressé une lettre au ministre du Travail pour lui demander de prendre un arrêté dès lors que la convention a été publiée au Journal officiel. L’avis d’extension devait être pris avant l’arrêté d’extension.  L’avis doit faire l’objet d’une publication au Journal officiel. A partir de là, le ministre a un délai de 30 jours pour étudier les observations des patrons non signataires. Après avoir rempli toutes ces conditions, nous avons attendu les 30 jours», avait expliqué Bamba Kassé bien avant l’arrêté d’extension. Maintenant que ce dernier a fait l’objet d’une publication, que reste-t-il pour que la loi soit appliquée ?

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