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L’année 2016 a été marquée par une évolution contrastée en matière de recours à la peine de mort en Afrique subsaharienne. Le nombre d’exécutions enregistrées a diminué d’environ 48%, soit 22 exécutions contre 43 en 2015. Cependant, il y a eu une augmentation alarmante de 145% des condamnés à mort prononcés dans la région. «1 086 condamnations à mort ont été confirmées en 2016, contre 443 en 2015. Cette forte augmentation est en grande partie attribuable à une augmentation importante observée au Nigeria, où les tribunaux ont prononcé 527 condamnations à mort, le nombre le plus élevé en Afrique. Cette tendance est d’autant plus inquiétante qu’elle accroît le risque de faire condamner et exécuter un innocent. Dans le même temps en effet, 32 condamnés à mort ont été innocentés en 2016», note le rapport de Amnesty international.
En outre, deux pays de la région ont aboli la peine de mort. Il s’agit du Bénin et de la Guinée qui «a supprimé la peine de mort des peines applicables pour les crimes ordinaires». Malheureusement, regrette le rapport, le Code militaire de la Guinée, qui prévoit la peine de mort pour des crimes exceptionnels, demeure en vigueur, bien qu’un projet de loi visant à supprimer toutes les dispositions de la peine de mort du Code militaire soit sur la table de l’Assemblée nationale du pays.
Dans le monde, 1 032 personnes ont été exécutées dans 23 pays en 2016, soit 37% de moins qu’en 2015 (1 634).  En excluant la Chine qui a sorti du couloir de la mort plus de personnes que le reste du monde combiné, 87% de toutes les exécutions ont lieu en Iran, en Arabie Saoudite, en Irak et au Pakistan. En outre, Am­nesty international a noté 3 117 peines de mort dans 55 pays en 2016, soit une augmentation significative par rapport au chiffre de 2015.
bgdiop@lequotidien.sn

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