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Le secteur des services participe à plus de 60% au Pib, 70,5% à la valeur ajoutée avec une croissance de 6,8%, selon le directeur de Cabinet du ministère du Commerce. Augustin Faye présidait hier l’ouverture de l’atelier national sur l’opérationnalisation de la dérogation de l’Omc concernant le traitement préférentiel accordé aux services et fournisseurs de services des Pays moins avancés.

Les services constituent le secteur le plus dynamique de l’économie sénégalaise avec une contribution de plus de 60% au Produit intérieur brute (Pib) et représente environ 70,5% du total de la valeur ajoutée en 2015 avec un taux de croissance de 6,8% en 2016, selon le directeur de Cabinet du ministre du Commerce. Ce secteur emploie également une part de plus en plus importante de la population active. «27,5% du total des emplois en 1990 contre 43,5% en 2015», a indiqué Augustin Faye. Il s’exprimait à l’ouverture de l’atelier national ouvert hier pour trois jours sur l’opérationnalisation de la dérogation de l’Organisation mondiale du commerce (Omc) concernant le traitement préférentiel accordé aux services et fournisseurs de services des Pays moins avancés (Pma). Malgré ses potentiels, le secteur des services dans les Pma comme le Sénégal connaît quelques difficultés. Selon une étude réalisée en 2014 par Sékou Falil Doumbouya, consultant et expert en commerce des services dans le cadre de la préparation de la demande collective des Pma, le Sénégal souffre de contraintes liées à l’exportation des services sur les marchés étrangers, à la limitation sur le nombre de fournisseurs, à la participation au capital étranger, au traitement interne, entre autres. Pour aider les Pma à développer plus de valeur ajoutée en interne aussi bien que dans les marchés internationaux, l’Omc a concédé aux fournisseurs de services de ces pays un certain nombre de dérogations. L’accès aux marchés pour les fournisseurs de services des Pma constitue donc un exemple de dérogation. Avec cette dernière, explique Jocelyn Magdeleine, les fournisseurs de services auront un accès préférentiel par rapport aux autres membres de l’Omc à certains marchés. «Il y a un potentiel au Sénégal pour pouvoir exporter ses services à d’autres marchés, notamment dans les marchés des pays donateurs de préférence», a affirmé l’économiste à la division du Commerce des services du secrétariat de l’Omc.
ksonko@lequotidien.sn

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