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Après trois ans d’existence, le projet Apprentissage pour le développement des territoires ruraux (Adeter) a clôturé ses activités par un atelier de capitalisation organisé par la direction de l’Apprentissage sous l’égide du ministre de la Formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’artisanat e projet initié par les Ong française le Gret et sénégalaise Enda graf sahel avec le concours financier de l’Agence française de développement (Afd) a permis de former 70 apprentis et 55 maîtres artisanaux aux métiers para-agricoles. D’une durée de quatre ans, à savoir de mai 2014 à juin 2017, le projet a permis d’expérimenter deux innovations majeures, notamment le développement d’une nouvelle offre de formation professionnelle par apprentissage dans cinq métiers para-agricoles porteurs articulé à un appui-conseil de Gie de femmes et la concertation multi-acteurs visant à adapter l’offre de formation par rapport aux potentialités de la région et à l’offre d’emploi. La mise en œuvre de ces innovations a permis, selon Mouhamadou Moustapha Fall, chef du projet, d’identifier de bonnes pratiques en termes de formation et d’appui aux entrepreneuses en transformation de produits agricoles. Il s’est agi d’utiliser des démarches participatives et inclusives dans l’identification, la conception et la mise en œuvre d’offres de formation dans les créneaux porteurs du renforcement de la collaboration entre les centres ressources et les ateliers artisanaux pour donner plus d’efficacité aux formations et de la nécessité de compléter les séances de renforcement des porteurs de projets par un suivi régulier par des spécialistes. Cette approche a permis, selon M. Fall, de mettre en pratique l’approche duale fondée sur une présence des apprenants de 70 et 80% en milieu professionnel et seulement 20% dans les centres ressources ou établissements professionnels comme les lycées techniques. Ces jeunes apprentis qui ont quitté l’école prématurément ont été formés à la maintenance des moteurs hors-bord et des équipements agricoles, de la fabrication d’outillages et matériels agricoles et de l’installation et de la maintenance de matériels photovoltaïques et de l’installation et la maintenance de matériels d’irrigation. Ces nouveaux techniciens trouveront nécessairement, de l’avis du chef du projet Adeter, des emplois dans le secteur agricole, mais également de la pêche où il y avait un manque criant de main-d’œuvre qualifiée.
cndiongue@lequotidien.sn

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