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La réaction des autorités municipales de la commune de Ngoundiane n’a pas tardé, suite au sit-in organisé par des populations de ladite commune pour solliciter l’approvisionnement correct en eau de leur commune. Selon son secrétaire municipal, Isma Tine, sa commune n’est pas connectée au réseau du Lac de Guiers encore moins à celui de NottoNdiosmone-Palmarin, où les populations connectées ont de l’eau 24/24, comme la capitale Dakar. «La commune de Ngoundiane est alimentée par des forages qui, périodiquement, ont des problèmes où des pannes.» C’est pourquoi, informe l’élu, «les problèmes récurrents, nous en avons eu et ça remonte même bien avant 2014». Dans ce cadre, il signale que le forage qui polarise les quartiers de Ngoundiane Centre, notamment Ngoundiane Peye, Ngoundiane Dior et Ngoundiane Thiangaye et les deux hameaux Keur Songuo et Niakh, est en panne depuis plus d’un mois. «Nous avons saisi les autorités et les services compétents, notamment le Service régio
nal de l’hydraulique, mais également les services techniques qui sont à Louga pour la réparation du forage qui a été construit grâce à un partenariat entre la commune et la société El Massa dans le cadre de sa Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse).» Lequel forage, poursuit le secrétaire municipal de la commune de Ngoundiane, «était venu remplacer celui qui était là depuis 1983, et qui était vieillissant». Il ajoute : «Nous avons donc saisi tous les services compétents. Mais avec le Magal, ils ne pouvaient pas venir. Entre-temps, le maire a décidé de trouver une solution provisoire. Il s’agit d’installer dans les puits qui ont un devis important d’eau et où la nappe est importante des motopompes. Et depuis, les populations s’approvisionnent gratuitement en eau, c’est la commune qui paye l’électricité et les tenanciers de ces motos pompes-là.»

Mieux, fera-t-il noter, «il y a une solution structurelle que nous sommes en train de voir avec l’Etat. Et c’est de voir comment construire un nouveau forage ou à défaut dans le budget de la commune, comment réaliser cette infrastructure». Et ce,
même si, pense Isma Tine, «l’eau n’est pas une compétence transférée. Le Conseil municipal de la commune de Ngoundiane a compris ce qu’on appelle la compétence transversale ou universelle. On ne peut pas vivre avec des populations, les voir dans des difficultés et dire que ‘’c’est une compétence de l’Etat, je ne fais rien’’. Ce n’est pas humain et on ne le fera jamais», enseigne l’élu municipal.

Qui ajoute : «En fonction de nos possibilités, nous ferons tout ce qui est possible pour aider les populations. Même si nous n’avons pas les moyens, nous allons essayer de voir comment régler ces problèmes et ne pas attendre l’Etat qui n’est pas omniprésent.» Et de conclure pour rassurer les populations de Ngoundiane, «de la même manière que nous avons réglé les problèmes d’eau dans des villages et zones de la commune, notamment Diack, Mbourouwaye, et Séwékhaye, nous allons régler celui au niveau de Ngoundiane Centre» car, relève M.Tine, «lorsque le forage a été réalisé, c’est la commune, sur fonds propres, qui avait réalisé l’adduction d’eau».

nfniang@lequotidien.sn

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