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Le projet d’Appui à la facilitation des échanges commerciaux de l’Usaid a été bouclé hier après deux ans d’exécution. Les réalisations qui tournent autour de la dématérialisation des procédures douanières permettent au Sénégal de disposer d’un meilleur climat des affaires et aux Pme d’être plus compétitives.

Le projet Appui à la facilitation des échanges (Afe) au Sénégal, financé à hauteur d’1,1 milliard de francs Cfa par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) pour deux ans, est arrivé à terme. La cérémonie de clôture qui a eu lieu hier a permis aux acteurs de revenir sur les activités du projet, concentrées sur la promotion de réformes réglementaires visant à simplifier les procédures douanières, à faciliter la circulation des marchandises et à réduire les coûts de commerce transfrontalier pour un meilleur environnement des affaires.
Les principaux résultats, selon le directeur général des Douanes, sont entre autres la création d’un portail d’informations commerciales pour répondre aux demandes d’informations émanant des acteurs économiques, l’appui à la cartographie des différentes taxes et redevances liées aux opérations d’importation, d’exportation et la contribution aux efforts de transparence de la douane. Ce programme intègre également, signale Oumar Diallo, la mise en œuvre du programme des Opérateurs économiques agréés (Oea). «Un programme de partenariat privilégié qui assure la confiance entre les opérateurs des douanes et les opérateurs commerciaux», a expliqué le directeur général des Douanes.
L’autre point principal a été dans ce projet le renforcement de capacités des douanes sénégalaises à mener des audits après dédouanement afin de mieux analyser les risques associés à l’importation de certaines marchandises.
Pour la première conseillère de l’ambassade des Etats-Unis à Dakar, la facilitation des échanges par la simplification, la modernisation et l’harmonisation des processus d’importation et d’exportation relève d’une très grande importance pour le Sénégal qui cherche à améliorer son potentiel commercial. Saluant les réalisations du projet, Martina Boustani évoque la transparence dans les coûts de transaction et la rapidité des opérations. Elle s’est également félicitée de la disponibilité de l’information commerciale, facteur important de compétitivité pour les entreprises et les opérateurs privés. «Grâce à la rapidité des délais d’exécution, les Petites et moyennes entreprises (Pme) sénégalaises verront leur compétitivité augmenter. Cette efficacité permettra un accès moins onéreux et plus rapide à des chaînes de valeurs mondiales… Cela permettra de générer des revenus et de créer des opportunités économiques tout en assurant la sécurité des acteurs d’échanges transfrontaliers», a indiqué Martina Boustani.
Au-delà d’améliorer la compétitivité et la performance des entreprises dans ce contexte de mise en œuvre de la Zone de libre-échange continental africain, le ministre du Commerce, de la consommation, du secteur informel et des Pme estime que cet Afe améliore également le pouvoir d’achat des consommateurs. «Quand un produit fabriqué par une Pme coûte cher, cela se répercute sur le consommateur. Quand un intrant utilisé par une entreprise coûte cher, cela grève la compétitivité de l’entreprise», a fait remarquer Alioune Sarr.
ksonko@lequotidien.sn

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