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Dans le cadre de la coopération entre la France et le Sénégal, les femmes de Diembereng ont bénéficié un appui financier d’un montant de 30 millions de francs Cfa visant à optimiser leur production et la commercialisation de leurs produits.

Ce sont des populations de Diembereng, avec à leur tête le maire, Tombon Guèye, et des femmes exploitantes des blocs maraîchers de la commune dans toutes leurs composantes sociales et professionnelles, qui se sont honorées d’accueillir lundi dernier, l’ambassadeur de France au Sénégal, Philipe Lalliot, à la tête d’une forte délégation. Une visite du diplomate français fort réjouissante, car jetant son dévolu sur les femmes pour les aider à optimiser leur production et commercialisation sans trop de peine. Cela, en leur apportant un appui financier de 30 millions de francs Cfa. Apprécié à sa juste valeur ce geste de l’ambassadeur de France, les femmes disent compter à nouveau sur le diplomate français pour l’acquisition d’une chambre froide pour la bonne conservation des légumes ; pour disposer d’une unité de transformation de fruits et légumes, d’une machine de fabrication de savon ; bref un ensemble d’équipements permettant d’améliorer qualitativement et quantitativement leur production, en vue de booster leurs revenus.
Devant le diplomate, Jacques Ben Bora, porte-parole de la jeunesse, a rappelé les différentes préoccupations qui hantent aujourd’hui, leur sommeil. Entre autres, il cite le problème de l’employabilité des jeunes, la fermeture des hôtels dans ce contexte de Covid-19. Une manière, pour M. Bora, de plaider pour que le programme de l’Agence française de développement (Afd), qui soutient l’entrepreneuriat familial, soit élargi à Diembereng.
Dans cette commune de Diembereng, précise le maire, «nous voulons faire désormais du maraîchage l’activité principale. Et ce n’est pas un rêve en soi ; car toutes les conditions y sont réunies».
Le sous-préfet de Cabrousse, qui a remercié vivement l’ambassadeur de France, est d’avis que par cet appui, la France accompagne les femmes qui sont dans les foyers, les rizières, les écoles, les hôpitaux et les marchés.
Et aux femmes bénéficiaires de Diembereng, l’autorité sous-préfectorale estime qu’il faudrait faire en sorte qu’elles puissent réussir. Réussir et rester ici c’est ce que le sous-préfet a en outre demandé aux jeunes de Diembereng, afin de pouvoir intégrer, au même titre que les femmes, les blocs maraîchers ; parce qu’il y a, dit-il, des potentialités énormes dans cette collectivité territoriale.
L’ambassadeur a manifesté, quant à lui, son penchant pour ces types de projets qui, dit-il, sont à taille humaine et qui répondent à des besoins vitaux. Dans le cadre de la coopération entre le Sénégal et la France, il y a, selon lui, de gros projets à plusieurs centaines de millions d’euros. «Mais, il y a des projets plus concrets, plus petits et qui ont un impact direct et un effet immédiat sur la vie des populations. Et ce sont ces projets qui m’intéressent en premier lieu et celui découvert à Diembereng et porté par l’ambassade de France et la collectivité fait partie de cette catégorie», a-t-il indiqué.
Ce projet, d’après le diplomate, a l’avantage d’avoir rassemblé autour de lui, beaucoup de gens de bonne volonté ainsi que les membres de l’ambassade qui se sont pris d’affection pour ce projet et pour ces communautés. Et cette belle association permettra, à l’en croire, d’améliorer tout simplement le quotidien des gens. «Et c’est un plaisir de travailler avec les femmes de Diembereng, de travailler pour elles, car elles jouent un rôle particulier, un rôle nourricier très important», s’est réjoui le diplomate français.

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