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Le ministre de la Microfinance, de l’économie sociale et solidaire, Zahra Iyane Thiam Diop, a remis, la semaine dernière à Pout, une enveloppe de 82,6 millions de francs Cfa aux acteurs de son secteur. Les 70 millions de francs Cfa est un fonds de crédit aux mutuelles d’épargne et de crédit et les 12,6 francs Cfa une subvention aux acteurs de l’économie sociale et solidaire. Selon Mme Diop, qui a démarré à Thiès sa tournée nationale de remise de subventions et de signature de conventions de financement, cet appui entre dans le cadre du Programme de résilience économique et sociale (Pres) de l’Etat du Sénégal qui a dégagé une enveloppe de 500 millions de francs Cfa en soutien au secteur de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire. Laquelle enveloppe est renforcée par les ressources du Fonds d’appui à l’économie sociale et solidaire à hauteur de 300 millions francs Cfa. «Au total, une enveloppe de 800 millions francs Cfa est dégagée pour la mise en œuvre du Programme d’appui sectoriel microfinance et économie sociale et solidaire». Il s’agit, selon la ministre, «de renforcer les ressources financières des mutuelles d’épargne et de crédit, implantées en milieu rural et péri-urbain, de façon à continuer à faire face convenablement aux besoins de financement des opérateurs économiques à la base». Aussi, «de renforcer la résilience des acteurs de l’Economie sociale et solidaire dont les activités sont fortement impactées par la crise, à travers une ligne de subvention, permettant le maintien de leurs activités économiques et de préserver le tissu socio-économique local». Elle précise que «dans le fonds de crédit accordé aux Sfd bénéficiaires, le taux d’entrée est nul (0%) et il est différé de remboursement de 9 mois». Egalement, «en contrepartie, le taux de sortie appliqué par le Sfd ne peut excéder 3% y compris les frais de gestion et tout autre frais liés au crédit». Et pour une mise à disposition des subventions aux acteurs de l’économie sociale et solidaire dans des conditions de rapidité et de sécurité, une convention a été signée avec La Poste. Une convention qui s’engage, selon Mme la ministre, «à transférer aux bénéficiaires, via son réseau, les subventions accordées, selon des modalités souples et accessibles dans les meilleurs délais». Dans son speech, elle a signalé à l’endroit des bénéficiaires, que les montants «dégagés sont destinés à financer le maintien et la relance des activités impactées par la pandémie du Covid-19, dans des secteurs prioritaires comme l’agriculture, le petit commerce, l’élevage, la pêche, l’artisanat, la transformation, l’acquisition d’intrants ou de matières premières…». Car rappelle-t-elle, «la pandémie a provoqué un choc puissant sur l’économie nationale, au point de compromettre, si aucune mesure n’est prise, tous les efforts jusque-là consentis par l’Etat pour bâtir les fondements d’une économie forte et stable et lutter contre les inégalités sociales».

1 COMMENTAIRE

  1. En milieu rural et semi urbain les taux de remboursement du crédit tournent autour de 93% alors que les pertes sur créances peuvent être estimés au minimum à 5%. Il convient de savoir quel type d’aide accepter pour ne pas dégrader davantage le déséquilibre à venir à la fin de l’année suite aux effets du Covid19. L’Etat doit arrêter de faire du crédit (refinancement) s’il veut aider les SFD. A mon avis mieux vaut privilégier les fonds de garanties comme soutien aux SFD évoluant en zones rurales.
    Matar SONKO, expert en microfinance, finance rurale.

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