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Les 20 Pme retenues dans les 5 communes de Bargny, Montrolland, Ndiafate, Ndiop et Sandiara, sélectionnées pour expérimenter le projet de la plateforme Covid-19 pour l’appui au secteur productif des groupes vulnérables, ont reçu des financements d’un montant de 120 millions de francs. Ces financements vont permettre aux populations de ces localités d’impulser leur économie locale.
Financé par le Pnud et d’autres agences des Nations unies, en collaboration avec le ministère de l’Economie, à hauteur 1 million 800 mille euros, ce projet va durer trois ans (2020-2022). A la suite de quoi, les autorités vont procéder à une évaluation avant de voir comment le faire bénéficier à d’autres communes du pays.
Une démarche que Cheikh Diop, le maire de Sandiara, par ailleurs ministre conseiller, a magnifié de fort belle manière. Estimant que le rôle des maires est d’impulser l’économie locale et celui de l’Etat, l’économie nationale, le ministre conseiller encourage l’initiative pour relancer l’économie dans les collectivités territoriales. Il apprécie ainsi l’approche diagnostic qui permet de savoir ce qui s’est passé pendant cette période de pandémie.
«Le Sénégal et l’ensemble des 200 pays du monde ont été impactés. Quand cela s’est passé avec les subprimes aux Etats-Unis, le gouvernement américain a mis 700 milliards de dollars pour relancer l’économie. Si on ne relançait pas l’économie, c’est tout le système économique américain qui se serait effondré. L’Europe vient de lancer un fonds de 500 milliards d’euros et le gouvernement sénégalais un fonds de 1000 milliards de francs cfa», a-t-il illustré en exemple. Il a ajouté que c’est cela qui est innovant dans l’approche du Pnud et de l’Adpeme, qui ont décidé de refinancer l’économie. Car dit-il, «si vous ne refinancez pas l’économie, vous dégraderez le bilan des entreprises en les rendant beaucoup plus pauvres. Cela fera qu’elles ne pourront plus payer et embaucher».
Il trouve ainsi que l’approche-pilote du Pnud est une bonne chose. Elle évite d’aller tous azimuts sur 557 communes, en choisissant des communes-pilotes. «Elle permet de tester un certain nombre d’entreprises et de voir si le système devra apporter des corrections avant de généraliser.»
Après avoir bénéficié de ce financement, Ahmet Kounta, agronome de formation et chef de la ferme Téranga agro-industrie, n’a pas caché sa satisfaction. «Le corona nous a empêché de faire de l’export. On était obligés de se rabattre sur les cultures locales. Cela nous a énormément handicapés. Nous avions des difficultés pour commercialiser et supporter les dépenses et les charges de production. On avait aussi une panne de forage alors que nous n’avons pas des moyens de le réparer. Mais aujourd’hui avec cet argent nous allons réparer cet instrument, acheter du matériel et relancer nos activités qui étaient plombées par le Covid», s’est-il réjoui. Avant de promettre d’être transparent dans la gestion de cet argent.

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