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Zahra Iyane Thiam, ministre de la Micro­finance et de l’économie sociale et solidaire.

Après Guédiawaye et Pikine, le département de Dakar a sa part du Plasepri. Les porteurs de projets vont se partager 250 millions de francs Cfa dans le cadre de prêts auprès des Systèmes financiers décentralisés.

Un montant de 250 millions de francs Cfa est dédié aux porteurs de projets du département de Dakar dans le cadre de la deuxième phase programme de la Plateforme d’appui au secteur privé et de valorisation de la diaspora sénégalaise en Italie (Plasepri). L’annonce a été faite lundi au cours d’un Comité départemental de développement (Cdd) tenu à la Chambre de commerce de Dakar par Zahra Iyane Thiam, ministre de la Micro­finance et de l’économie sociale et solidaire. Après les départements de Guédiawaye et Pikine qui auront chacun 250 millions, Rufisque s’apprête à recevoir également le même montant. Une somme d’un milliard prévu pour la région de Dakar, où l’on dénombre «53 Systèmes financiers décentralisés pour un total de mem­bres/clients estimé à 2 millions 261 mille 179». Selon Zahra Iyane Thiam, cette enveloppe est d’ores et déjà mise à la disposition des Sfd.
Le gouvernement veut ainsi booster l’initiative locale des porteurs de projets entrepreneuriaux viables. Cependant, la plupart des acteurs ont jugé «insuffisante» la somme dégagée.
«En tant qu’acteur du département et sachant le potentiel économique que regorge Dakar, je m’attendais quand même de la part du ministre à une enveloppe beaucoup plus conséquente. Mais il vaut mieux peu que rien. 250 millions, ce n’est pas négligeable», a apprécié Ndèye Sagar Tall, président d’Entente féminine pour le développement du Sénégal, une organisation communautaire de base.
Pour une bonne utilisation des ressources financières allouées par le Plasepri, le maire de Dieupeul-Derklé a demandé au ministre de la Microfinance de mettre de l’ordre dans le secteur de la microfinance. «Le moment est venu d’harmoniser et de mettre en cohérence le dispositif de financement. Il y a une floraison pour ne pas dire une épidémie de structures de financement», a regretté Cheikh Guèye.
«C’est heureux qu’il y ait beaucoup de modes de financement», s’est félicité le ministre pour répondre à M. Guèye. «Pour chaque secteur dédié, il y a un mécanisme de financement qui est déjà mis en place par les acteurs. Au niveau des secteurs de la pêche, de l’élevage, du tourisme, de l’agriculture… il y a des fonds dédiés. Notre ministère est transversal qui, au-delà des spécificités propres à chaque secteur, amène non seulement un modèle, une stratégie de développement et un appui technique pour permettre l’entreprenariat», a expliqué Zahra Iyane Thiam. En outre, elle annonce un fonds de 2 milliards dédié à l’assistanat technique en termes d’éducation financière, de renforcement de capacités et d’équipement pour les bénéficiaires.

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