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Le président de la Ré­publique, Macky Sall a promis, lundi, de prendre en charge les 3 milliards de francs Cfa restants pour boucler le budget de 9 milliards de l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef), a constaté l’Aps.  Venu procéder à l’inauguration de l’institut dirigé par le professeur Souleymane Mboup, le chef de l’Etat a dit sa volonté de dégager l’enveloppe de 3 mil­liards francs Cfa qui reste pour terminer les travaux du centre de recherche basé dans la nouvelle ville de Diamniadio. L’ensemble des travaux devraient coûter à terme une somme globale de 9 milliards dont les 6 sont pris en charge par la Fondation Gilead, bailleur principal basé à Seatlle, aux Etats-Unis. L’Iressef qui va promouvoir la recherche pour combattre  des pandé­mies com­me le Sida, le virus Ebola, la tuberculose, le cancer, etc., occupe 12.000 mètres carrés sur une assiette foncière de 3 ha. Le bâtiment a 45 locaux construits sur 6 niveaux, a expliqué son président directeur général, le profes­seur Souleymane Mboup.
Par ailleurs, l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef) permettra la mise en place d’un centre de surveillance démographique et sanitaire (Dss) dans la communauté rurale de Sandiara a annoncé, lundi à Diamniadio, son Pré­sident directeur général (Pdg), le professeur Souleymane Mboup.
s«Il s’agira du premier Dss initié et conduit par des nationaux à être reconnu par le réseau international Indepth», a dit le professeur Mboup.
Sa réalisation sera possible avec le «modèle unique de partenariat communautaire» noué avec les populations de Sandiara, en particulier avec leur maire, le Dr Serigne Guèye Diop, a estimé le Pdg de l’Iressef. Le professeur Souleymane Mboup s’exprimait à l’occasion de l’inauguration de l’Iressef, à Diamniadio par le président de la Répu­bli­que Macky Sall, en présence de plusieurs chercheurs mondiaux sur la santé.
Selon lui, L’Iressef privilégie, dans ses interventions, quatre pôles d’activités que sont : la formation, la surveillance des maladies, la recherche et le diagnostic. «L’Iressef, c’est aussi 122 emplois au démarrage, des chercheurs, un personnel administratif et technique. Notre plan stratégique prévoit un triplement de cet effectif avant la fin de la cinquième année d’activités», a souligné le Pr Mboup.
«En initiant ce projet en continuation logique de notre carrière universitaire, notre ambition ne fut rien d’autre que de participer à combler un gap : la nécessité de mettre en place une plateforme d’excellence pour la pratique et l’Enseignement de la recherche en santé en Afrique», a-t-il expliqué.
Pour Michel Sidibé, directeur exécutif d’Onusida, «ce centre de recherche est indispensable et cet institut va nous permettre de faire en sorte que la recherche ne soit pas prise en otage par le Nord. Ce qui est important, c’est construire des ponts avec le Nord».
M. Sidibé a fait remarquer que «25% du poids de la maladie mondial se trouve en Afrique et nous n’avons que 3% des travailleurs de la santé qui se trouvent sur le continent et pratiquement 1% de chercheurs se trouvent sur le continent».
Le directeur exécutif de l’Onusida a en outre relevé que «seulement 3% des médicaments que nous consommons sont produits par le continent. Il est important donc que dans ce partenariat nouveau, l’on puisse produire nos propres médicaments et faire nos propres recherches qui répondent à nos pathologies». Le Pr Souleymane Mboup ainsi que ses homologues, le Dr John Martin, Pr François Denis et le Dr John Nkengason ont été honorés par le Président Sall, en reconnaissance de leurs engagements pour le développement de la Science de la Santé en Afrique.

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