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Auditionné durant 11 heures sur sa gestion de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, Khalifa Sall va repasser ce matin à la Dic. A sa sortie, il a clamé la transparence de sa gestion et regretté le «tapage médiatique sans précédent» visant à le «dénigrer» et à le «décrédibiliser».

Une foule monstre pour l’accueillir. La mine sereine et visiblement éprouvée par 11 heures d’audition, Khalifa Sall, bonnet blanc haut perché sur la tête, sort du bureau des enquêteurs de la Brigade des affaires générales de la Division des investigations criminelles (Dic) sous forte escorte. Les éléments du Gmi ont dû s’employer pour baliser le chemin au maire de Dakar. Dans les rangs, c’est l’extase. «Khalifa, Président !», scandent les militants socialistes. Le désordre est total. La bousculade n’est pas loin. Tout le monde veut toucher la star du jour. Pourtant, à côté de l’ambiance festive, se cache une autre réalité. L’édile de la capitale n’est pas totalement tiré des griffes de dame justice. «Aujourd’hui était une première étape, la seconde est prévue demain car, ce mercredi, je suis convoqué ici-même à 11heures», annonce Khalifa Sall à la presse. Pour lui, cette épreuve n’est qu’une «péripétie dans le long combat que nous avons entrepris pour servir notre pays».
Le maire de Dakar d’ajouter : «Il nous faudra faire preuve de persévérance, d’endurance pour avancer durablement, mais surtout vaillamment vers la victoire.» Cependant il n’a pas manqué de regretter le «tapage médiatique sans précédent pour chercher à dénigrer, à ternir une réputation et à décrédibiliser une personne et une administration». Sur ce, il rassure les Dakarois : «Depuis 2009, nous nous sommes employés à faire en sorte que la gestion de la Ville soit transparente et nette. Dans ce qui est actuellement en cours au niveau de la Justice, ce n’est pas quelque chose que nous avons créé, ni quelque chose dont nous sommes à l’origine. C’est une disposition réglementaire qui sert au maire de Dakar de venir en soutien aux populations qui en font la demande, aux institutions qui en ont besoin.»
La main sur le cœur, il jure : «Il n’y a pas de détournement, ni d’escroquerie. Nous n’avons rien fait qui diffère de ce que se faisait avant. Nous n’avons fait que continuer une pratique, une modalité de gestion. Le tapage médiatique et le dénigrement ne passeront pas. Nous ne sommes pas des voleurs, ni des corrompus ni des détourneurs.»

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