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Le calvaire des populations de Keur Mbir Ndao et environs va prendre fin en juillet. L’annonce a été faite par le coordonnateur national du Programme d’urgence de développement communautaire, Cheikh Diop, qui a procédé jeudi à la réception technique de l’ouvrage hydraulique de ladite localité.

La soif d’une douzaine de villages des communes de Notto Gouy Diama et Mont-Rolland, situés dans le département de Tivaouane, sera enfin étanchée. Ils ont, en effet, bénéficié d’un système d’adduction d’eau multi-villages, composé d’un forage avec un débit d’exploitation de 110 m3/h, d’un château d’eau de 150 m3 d’eau et d’un réseau d’adduction, implanté au village de Keur Mbir Ndao, une localité au cœur de la zone agricole des Niayes. Le coordonnateur national du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), qui a procédé jeudi à la réception technique du forage qui va coûter environ 250 millions de francs Cfa, a partagé le plaisir des populations en proie à d’énormes difficultés d’approvisionnement en eau potable.
Selon leur porte-parole Mame Ndiagua Ciss, «l’ouvrage répond à une vieille doléance des populations» que le gouvernement pense devoir réaliser dans le cadre du Pudc. «Depuis 30 ans, nous avons énormément de problèmes d’accès à l’eau. Nos femmes parcourent 3 à 4 km pour chercher de l’eau dans les puits, les champs… Elles sont tellement fatiguées. Et malheureusement, l’eau qu’elles amènent est puisée dans des réservoirs de bactéries», dénonce M. Ciss. Conséquence, relève-t-il, «plusieurs cas de maladies diarrhéiques, émergentes et d’infections ont été notés dans la localité». A ce problème sanitaire s’ajoute «la cherté de l’eau que nous achetons pour ravitailler nos foyers. Le bidon est vendu à 150 francs Cfa». Il se réjouit ainsi de la construction de l’ouvrage hydraulique, une promesse du chef de l’Etat lors de la campagne de l’élection présidentielle «qui va définitivement étancher la soif récurrente des populations». Surtout que, fera noter le maire de Notto Gouy Diama Maguèye Ndiaye, «avec la puissance du forage qui va alimenter 10 villages et environ 25 mille habitants, ce sont là plusieurs localités que le président de la République Macky Sall vient de sauver grâce à l’efficacité du Pudc».
Pour sa part, le chef de village de Keur Mbir Ndao a sollicité «l’accélération des procédures de raccordement pour que les populations puissent rapidement accéder à l’eau».
En réponse, le coordonnateur national du Pudc, Cheikh Diop, rassure : «Nous ferons tout pour que les travaux puissent aller très vite. Nous sommes dans une logique de fast track pour qu’au mois de juillet toutes les populations de ces localités puissent bénéficier du liquide précieux». Au-delà, M. Diop est largement revenu sur la réception technique du forage de Keur Mbir Ndao dont les travaux ont été lancés le 13 février par le ministre du Développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale, Mansour Faye. «La réalisation de cet ouvrage qui émane du président de la République répond au souci de satisfaire les besoins en eau des populations en milieu rural. Nous avons réalisé le forage et les travaux du château d’eau vont démarrer cette semaine. Nous espérons la réception de tous ces ouvrages dans cinq mois plus tard», promet-il. En plus de l’alimentation en eau potable des populations, des possibilités de «dimensionner l’ouvrage», seront étudiés, selon le patron du Pudc, «pour appuyer les populations dans leurs cultures horticoles». Il s’agit, en effet, «de développer des activités maraîchères autour des points d’eau ou des forages». Des activités d’ailleurs déjà testées «dans d’autres localités, notamment à Séwékhaye, à Ngoundiane où nous avons couplé à l’infrastructure hydraulique un périmètre maraîcher de 5 ha et aujourd’hui les populations sont en train de travailler la terre et les récoltes sont déjà faites». Il annonce que dans le cadre de la 2e phase du programme, elles seront appuyées dans le cadre des cultures horticoles qui font aussi partie de leurs compétences et missions.
Au-delà, Cheikh Diop rappelle que «le Pudc travaille depuis 2015 à la construction d’ouvrages hydrauliques pour satisfaire les besoins en eau des populations, mais aussi à la construction de pistes rurales pour désenclaver les zones qui sont dépourvues d’infrastructures de transport et l’électrification rurale». Et de se réjouir : «Si nous comptabilisons ce que nous avons fait en termes d’ouvrages hydrauliques, nous sommes à notre 240e forage. Ce qui bien sûr constitue une performance, parce que ces forages permettront de donner de l’eau à peu près à 600 mille personnes en milieu rural». Et pour la deuxième phase du Pudc, il annonce «la construction de postes de santé et d’écoles».

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