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Ils avaient décidé, après leur congrès tenu le 20 juillet 2019, de rédiger leur lettre de démission, de la présenter et de quitter ainsi la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts). Cela, pour être autonomes et se retrouver dans l’Union des routiers du Sénégal (Urs) dans le but de spécifier leur combat et de l’axer sur l’amélioration des conditions de vie et de travail des chauffeurs et acteurs des transports routiers. Une décision à laquelle ils ont renoncé hier au cours d’un point de presse organisé au Centre ophtalmologique de Bopp. En termes clairs, le Secrétaire général de l’Union des routiers du Sénégal et les autres membres de ladite centrale syndicale ont «décidé de renoncer à leur autonomie pour s’affilier à la Cnts afin de constituer ensemble, un front commun face à tous leurs problèmes et de sauvegarder l’intérêt des travailleurs routiers». «Le but de notre retour à la Cnts est que quand nous menons un combat jusqu’au bout de nos efforts, la Cnts qui est la plus représentative se charge du reste : que ça soit un appel téléphonique, un déplacement, etc.», a dit Gora Khouma. Qui soutient également que le secteur des transports routiers est confronté à «beaucoup de problèmes que ce soit sur les permis de conduire ou les cartes grises. Nous avions quitté la Cnts, pas parce que nous la combattions mais du fait simplement que nous luttions pour les travailleurs routiers», a expliqué M. Khouma sur un ton ferme.
Pour sa part, le Secrétaire général adjoint à la Cnts, qui s’exprimait au nom de Mody Guiro, son Secrétaire général empêché, a salué la décision de Gora Khouma et Cie de «rentrer chez eux». En effet, poursuit Lamine Fall, «nous accueillons avec plaisir ces camarades qui, en réalité, ont simplement choisi de retourner chez eux». Pour étayer ses propos, M. Fall rappelle que tout a débuté à la Cnts où le camarade Gora, alors membre du Syndicat national des travailleurs des transports routiers du Sénégal, a joué un rôle important dans la défense des droits et l’amélioration des conditions de vie et de travail des chauffeurs de transports routiers. Il a, par ailleurs, profité de la rencontre pour «attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les risques de détérioration du climat social que peuvent engendrer les lenteurs inexplicables notées sur l’application des décisions de la commission mixte paritaire mise en place pour discuter des principales revendications de la Coalition des confédérations syndicales sénégalaises (Ccss)». Des revendications notamment sur l’augmentation généralisée des salaires dans le secteur privé, la révision de la Convention collective nationale interprofessionnelle (Ccni), le respect des accords signés entre autres. La Cnts dénonce ainsi les manœuvres dilatoires du Patronat aidé par les autorités qui bloquent la poursuite des discussions sur la Ccni dont près de 95% des dispositions ont été discutés et acceptés.

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