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Le Pds persiste dans sa volonté de voir Aly Ngouille Ndiaye quitter la Place Washington. Les Libéraux réclament ainsi la mise en place d’une Haute autorité indépendante pour l’organisation d’élections démocratiques.

Le Parti démocratique sénégalais réitère son exigence pour le départ de Aly Ngouille Ndiaye. Réunis en Comité directeur hier, les Libéraux estiment, en effet, que l’«aveu de taille» du ministre de l’Intérieur qui fait de la réélection de Macky Sall dès le premier tour «sa tâche principale» crée «une situation politique nouvelle». En cela, Oumar Sarr et Cie trouvent que son départ est devenu une «exigence fondamentale dans la lutte pour des élections sincères». Les Libéraux comptent répondre à l’appel lancé par l’Initiative pour des élections démocratiques pour un rassemblement pacifique le vendredi 9 mars devant le ministère de l’Intérieur pour exiger son départ. Ils exigent, en outre, l’installation d’une «Haute autorité indépendante chargée d’organiser et de superviser les élections».
Sur l’audit du fichier électoral, le Comité directeur constate «avec regret que Macky Sall persiste dans son refus de tout dialogue avec l’opposition». «Notre parti ainsi que toute l’opposition conséquente exigent la mise en place d’une commission arbitrale con­sensuelle avec la présence de la majorité présidentielle, de l’opposition et de la société civile pour discuter de la question électorale avec un engagement solennel du président de la République à respecter les conclusions qui en seront issues», indique la porte-porale du jour, Sara Sall, membre de la Fédération des cadres libéraux. Non sans souligner que cette exigence «ne relève pas de la surenchère, mais d’une volonté de dénouer toutes les entraves à notre démocratie afin d’obtenir des élections libres et transparentes». A propos des résultats de l’audit du fichier fait par des experts de l’Union européenne, les Libéraux se veulent clairs : «Ni le rapport des travaux sur le processus électoral ni les résultats de l’audit du fichier ne nous engagent. En effet, un audit du fichier électoral fait en l’absence de toute l’opposition significative et qui ne s’est même pas prononcée sur le retrait frauduleux de plus d’un million de cartes d’électeur, de l’aveu même du ministre de l’Intérieur, manque totalement de crédit pour emporter l’adhésion de l’opposition démocratique.»
Le Pds juge, par ailleurs, le délai de 2 mois défini pour les inscriptions sur les listes électorales «court» et réclame au maximum 6 mois «pour donner la chance à tous les citoyens de s’inscrire». Dans ce sens, le comité directeur appelle les responsables à mettre en place des comités électoraux dans toutes les communes, à designer des représentants dans les commissions administratives et à «accompagner les militants à s’inscrire et à faire face à toute forme de tentative de fraude».
bseck@lequotidien.sn

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