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Oumar Gueye, maire de Sangalkame.

Grâce à l’appui de la Fao à travers le projet Tcp/Sen/3601, le pari de la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que du renforcement de la résilience aux aléas climatiques est sur le point d’être gagné dans la commune de Fimela. En visite de terrain lundi dernier, en compagnie du coordonnateur du Bureau sous régional de la Fao pour l’Afrique de l’Ouest et représentant de la Fao au Sénégal, Dr Gouantoueu Robert Guei, le ministre des Collectivités territoriales, du développement et de l’aménagement des territoires, Oumar Guèye, a fait un plaidoyer pour une mise à l’échelle dudit projet dans d’autres collectivités territoriales du pays.

Mis en œuvre dans les communes de Cambérène et de Fimela entre mai 2016 et décembre 2018, grâce à l’appui de la Fao, le projet de renforcement de la sécurité alimentaire, nutritionnelle et de la résilience face aux chocs climatiques et dénommé Tcp/Sen/3601, a généré des résultats probants. Aussi, le ministre des Collectivités territoriales, du développement et de l’aménagement des territoires qui, lundi dernier, a effectué une visite de terrain dans la commune de Fimela, département de Fatick, pour constater de visu les réalisations dudit projet, a-t-il plaidé en faveur d’une mise à l’échelle de cette «expérience réussie» dans plusieurs collectivités territoriales du pays. A en croire Oumar Guèye qui était accompagné du coordonnateur du Bureau sous régional de la Fao pour l’Afrique de l’Ouest et représentant de la Fao au Sénégal, Dr Gouantoueu Robert Guei, cette mise à l’échelle devrait permettre de partager cette approche innovante et futuriste de Système alimentaire territorialisé (Sat) basée sur l’interconnexion entre commune rurale et commune urbaine.
Se réjouissant des réalisations de ce projet pilote, à la suite du maire de Fimela Karim Sène, et du représentant de la Fao Dr Guei, entre autres, le ministre s’est plu à énumérer ce qui a été fait dans le cadre de la mise en œuvre du Tcp/Sen/3601. Ainsi, a-t-il renseigné, le projet a permis le reboisement de 93 ha de mangrove pour la restauration de l’écosystème dans la commune de Fimela, la formation de 18 jeunes en agro-écologie au niveau de la ferme école agro-écologique de Kaydara dont les experts accompagnent également 19 jeunes pour une bonne installation de leur unité agricole. Selon toujours Oumar Guèye, le projet a été également à l’origine de la mise en place de deux cadres de concertation à Cambérène et Fimela avec une responsabilisation des acteurs territoriaux, afin d’améliorer la gouvernance des systèmes alimentaires territoriaux. A cela s’ajoutent la formation de 25 femmes de Cambérène sur les techniques modernes de transformation des fruits et légumes, la formation de 25 femmes de Fimela sur les techniques modernes de transformation des céréales locales, la formation de 65 producteurs dont 54 femmes sur la dynamique organisationnelle et la gestion financière et comptable à Cambérène et Fimela, la formation de 30 auditeurs de Fimela en technique de micro jardinage et enfin l’organisation d’une visite d’échanges entre les bénéficiaires des communes de Cambérène et Fimela pour jeter les bases d’une intercommunalité axée sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle. «Les résultats démontrent que ce projet est en phase avec l’Acte 3 de la décentralisation et le Plan Sénégal émergent (Pse), en ses axes 1 et 2, eu égard aux orientations stratégiques relatives à la transformation structurelle de l’économie, au développement durable et à la protection sociale», a conclu Oumar Guèye, visiblement très satisfait de ce qu’il a vu sur le terrain.

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