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Après Mbacké, c’est à l’Unité 19 des Parcelles Assainies qu’un individu du nom de Momar Thiam a battu son épouse Maïmouna Dieng. L’homme a été reconnu coupable de coups et blessures volontaires à conjoint. Il a été condamné hier par le juge des flagrants délits du Tribunal de grande instance de Dakar à un mois assorti du sursis.

Après l’affaire Ndèye Coumba Diop, du nom de cette femme battue par son mari à Mbacké, un dossier presque similaire a été jugé hier au Tribunal des flagrants délits de Dakar. L’histoire s’est passée à l’Unité 19 des Parcelles Assainies au mois de juin dernier. Poursuivi pour le délit de coups et blessures volontaires à conjoint, le prévenu Momar Thiam a été condamné à 1 mois avec sursis, contrairement à Bara Sow qui a écopé de 2 ans dont 3 mois d’emprisonnement ferme. Devant la barre, la plaignante, Maïmouna Dieng, a expliqué que c’est lorsqu’­elle a demandé la dépense à son époux que celui-ci a commencé à l’injurier avant de la rouer de coups de poing. De retour à la maison le soir, raconte-t-elle, il s’en est pris à moi à nouveau alors qu’elle avait son bébé âgé d’un an. Selon toujours la partie civile, ce n’est pas la première fois que son mari la bat en 2 ans de mariage.
Momar Thiam qui n’a pas été trop bavard a donné sa version des faits devant l’officier de police judiciaire. En effet, dans le procès-verbal d’enquête préliminaire, il raconte que «quelques jours avant la Korité, j’avais remis une somme de 50 mille francs Cfa pour les préparatifs de ladite fête. Elle a minimisé la somme. Depuis lors, elle ne cesse de créer des problèmes». D’après lui, le jour des faits, il souffrait de terribles maux de tête et son épouse ne s’est pas occupée de lui. De retour de l’hôpital, ajoute-t-il, «sans salutation, ni compassion, elle m’a brusquement demandé de lui remettre les frais de la dépense quotidienne. Je n’ai pas pu supporter son comportement et nous nous sommes disputés. Finalement, nous nous sommes accrochés. Elle m’a mordu, puis elle s’en est prise à mes organes intimes et elle refusait de me lâcher. Ne supportant plus la douleur, j’ai fini par la tabasser». Après la bagarre, l’homme avoue qu’il a finalement remis 5 000 francs Cfa pour la dépense, mais sa surprise été grande en constatant le soir que sa femme n’a rien cuisiné.
En sermonnant le sieur, le juge lui a demandé d’éviter la violence qui est bannie sous toutes ces formes. Dans son réquisitoire, le procureur qui a remarqué la constance des faits a requis l’application de la loi. «Il a fait une amende honorable devant votre juridiction. Il a profondément regretté ce qui s’est passé, accordez-lui une application extrêmement bienveillante de la loi pénale», a plaidé la défense qui apprend que les deux parties sont dans une bonne dynamique pour se réconcilier.
msakine@lequotidien.sn

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