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«C’est la dernière fois que je parlerai de cette affaire. Cet audio, je l’ai fait le 29 septembre 2020. C’était après la sortie de Mansour Faye disant que je l’ai supplié pour le voir. C’est lorsque j’ai quitté Saint-Louis que j’ai enregistré cet audio pour l’envoyer à Cheikh Issa Sall. C’était une stratégie mûrement réfléchie de notre part et nous avons eu ce que nous voulions. Je voulais faire brouiller leur stratégie : c’est pourquoi j’ai lancé cet audio. S’ils étaient intelligents, ils sauraient que moi Ousmane Sonko, je ne suis pas aussi dupe pour leur servir un audio qui va m’enfoncer. Ce serait une preuve de légèreté de ma part. Je leur ai tendu un piège. Je savais que Cheikh Issa Sall allait envoyer cet audio à Mansour Faye parce que ce sont des camarades de parti. L’audience date de 2013. A l’époque, je n’étais pas entré en politique. Pastef a été créé en 2014, c’est-à-dire un an plus tard. En 2013, j’étais Secrétaire général honoraire du Syndicat des impôts et domaines. Donc, si Mansour Faye veut faire croire aux gens que Ousmane Sonko, opposant, est allé quémander une audience, ce sont des contrevérités. Deuxièmement, c’est lui Mansour Faye qui s’est agenouillé pour me demander une audience. Cheikh Issa Sall était son Secrétaire général. Il m’a appelé pour me dire : «Serigne Ousmane, mon patron a besoin de te voir. Quand je lui ai dit que nous avons fait la même promotion, il m’a demandé de faciliter une rencontre entre toi et lui.» Donc l’audio qui est la référence a révélé deux mensonges de la part de Mansour Faye. Ils ont concocté un plan pour montrer les choses par séquence. Moi, je vais en finir aujourd’hui. La 3ème chose qu’ils prévoyaient de montrer dans les jours à venir, c’est la motivation de cette audience. Lorsque Cheikh Issa Sall a passé deux jours à m’appeler, j’ai fini par accepter. Lors de l’audience, Mansour Faye m’a dit : «Serigne Sonko, tu nous jettes beaucoup de pierres. On vient de s’installer en tant que nouveau régime. Il faut arrêter de jeter des pierres. Tu es jeune et le Président a besoin de gens comme toi. Je peux te trouver une rencontre avec le Président.» J’ai répondu : «M. Mansour Faye, je n’ai pas besoin d’une audience avec Macky Sall. Ce que je fais, c’est dans le cadre d’un mandat que le syndicat m’a confié. Tant que je serai convaincu que je suis dans la vérité, je ne vais jamais dévier de ça. Donc, je ne suis pas venu pour entendre une audience avec Macky Sall.» Après, je suis sorti pour dire à Cheikh Issa Sall que si ces gens doivent diriger ce pays, j’ai peur pour l’avenir de ce pays. Billahi, Wallahi, Tallahi, si ce que je raconte n’est pas vrai, que je finisse en enfer. Qu’ils jurent devant Dieu que ce que je dis n’est pas vrai. Dans ce cas, Dieu va nous juger le jour du Jugement dernier. Cette période coïncidait avec la réactivation de la Crei avec une liste de 25 personnalités de l’ancien régime. J’avais pris des positions acerbes pour dire que c’était du bluff.»

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