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La Fondation Sonatel, de concert avec l’Association des écrivains du Sénégal et les Nouvelles éditions africaines ont célébré à leur façon la Journée internationale du théâtre. A cette occasion, les locaux de la Fondation Sonatel se sont révélés très petits pour contenir tout le monde qui a fait le déplacement. L’écrivain et dramaturge, Alioune Badara Bèye en a profité pour faire la dédicace de son ouvrage «La tragédie du Damél Macodou» qui a été joué par la troupe nationale dramatique de Sorano.

Devant un public nombreux, les artistes et comédiens de la troupe nationale dramatique de Sorano ont donné au public un avant-gout du scénario de la pièce «La tragédie du Damel Macodou». La pièce dresse le récit d’un conflit entre le Damel Macodou Fall et son fils Samba Laobé Fall au royaume du Saloum. L’histoire relate que le Damél après avoir légué à son fils le pouvoir de son propre gré veut le reprendre et cela entraine une bataille tragique. Selon Aliou­ne Badara Bèye,  l’idée générale de cette pièce, c’est de mettre en exergue le problème du pouvoir mais aussi révéler les qualités du Sénégal d’autrefois. «Cette représentation développe des thèmes du pouvoir, du courage et de l’amour contrarié entre autres», a fait savoir l’auteur.
Alioune Badara Béye a non seulement voulu mettre en relief les caractéristiques du Sénégal d’autrefois mais c’est aussi pour lui une façon de rappeler à la jeunesse sénégalaise ce qu’étaient nos grands-parents, leur civilisation et leur culture. Le dramaturge a profité de cette cérémonie de dédicace de son œuvre pour inviter le président de la République à revoir à la hausse le budget alloué au théâtre, afin de favoriser sa survie. Il a remercié tous ceux qui ont pris part à cette séance, notamment, les autorités étatiques, religieuses et coutumières et l’ensemble des acteurs culturels qui n’ont ménagé aucun effort pour fêter le théâtre. Une mention spéciale a été faite à la Fondation Sonatel qui «a accepté de sponsoriser l’Association des écrivains du Sénégal afin de sortir du théâtre de l’ornière».
bseck@lequotidien.sn

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