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Amnesty international se réjouit du résultat de la Présidentielle en Gambie. L’Ong de défense des droits humains demande aux nouvelles autorités d’apporter les transformations en libérant les prisonniers politiques et en supprimant toutes les lois répressives.

Amnesty international réagit suite à la défaite de Yahya Jammeh à l’élection présidentielle qui s’est déroulée jeudi dernier. Pour l’Ong internationale de défense des droits humains, la justice pour tous doit être une priorité pour les nouvelles autorités. Sabrina Mahtani, chercheuse d’Amnesty international en Afrique de l’Ouest et du Centre, qui se trouve actuellement en Gambie, a déclaré dans un communiqué que «pendant des années, la population gambienne a été victime de nombreuses exactions, notamment de terribles violations des droits humains et d’oppression». La directrice adjointe d’Amnesty en Afrique de l’Ouest et du Centre, pour sa part, demande déjà au nouveau Président d’ordonner la libération de tous les prisonniers politiques qui, selon elle, n’ont fait qu’exprimer leurs opinions durant la précampagne électorale.
Samira Daoud, qui souhaite une transformation rapide de la situation en Gambie, a également montré toute sa satisfaction sur le déroulé de cette élection qui s’est faite sans violence et aussi le fait que Yahya Jammeh, le président sortant, ait accepté sa défaite.
Sabrina Mahtani appelle également la future administration à libérer les prisonniers politiques. Elle a exhorté les nouvelles autorités à supprimer toutes les lois répressives en implantant fermement les libertés récemment obtenues. Car pour elle, «ces deux dernières semaines ont montré à quel point les Gambiens, de tous les bords politiques, tenaient à la liberté d’expression. C’est donc une page qui vient de tourner en Gambie».
Interpellée sur le sort du Président sortant, notamment avec les nombreuses accusations de violations de droits humains portées contre sa personne, Samira Daoud souligne que pour l’instant, son souhait c’est de voir la Gambie d’aujourd’hui différente de celle qu’on a connu avec Jammeh. Mais estime-t-elle, «si des gens ont souffert durant son régime et veulent des poursuites judiciaires contre leur ex-Président, ils ont tout à fait le droit de porter plainte».
Juste rappeler que c’est le président de la Commission électorale qui a annoncé que le candidat de l’opposition, Adama Barrow (Coalition 2016), avait remporté l’élection de la veille avec plus de 50 000 voix d’avance. Le Président Yahya Jammeh  qui dirige l’Alliance pour la réorientation et la construction patriotiques (Aprc), a reconnu sa défaite.
ndieng@lequotidien.sn

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