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Vulgariser et reconnaître les œuvres de Léopold Sédar Senghor, promouvoir son patrimoine en matière d’enseignement et de culture sont, entre autres, les objectifs de la nouvelle Association «Senghor œuvres et Francophonie».

Vulgariser les œuvres du défunt Président-poète Léopold Sédar Senghor : Tel est, entre autres, l’objectif que s’est fixée l’Association «Senghor œuvres et Francophonie». Regroupant des personnalités issues d’horizons divers, cette structure compte participer aux conférences concernant le Président Senghor. Il s’agira pour ses membres, souligne un communiqué, «de reconnaître ses œuvres, de promouvoir son patrimoine en matière d’enseignement, de culture». «Nous allons apporter notre contribution au développement des musées de Joal, Djilor, de la Fondation Léopold Sédar Senghor. Quand on parle de Senghor qui est même plus connu que le Sénégal, on fait allusion à l’humanité», a indiqué le président de l’Asso­ciation «Sof», Doudou Gnagna Diop, lors du lancement de leurs activités à Thiès. M. Diop n’a pas manqué de faire comprendre : «Senghor, si on parle de lui, c’est un héritage monumental du Sénégal avec tout ce qu’il a fait, toutes ses œuvres, tout le patrimoine qu’il nous a laissé, etc. Nous avons une lourde responsabilité de pouvoir, requalifier et reconsidérer ce qu’il nous a légué.»
Les membres fondateurs de l’Association «Sof» font remarquer que la promotion, la vulgarisation des œuvres de Senghor font défaut. «L’information sur le Président-poète fait défaut, parce que des gens ont toujours tendance à voir Senghor du côté politique», souligne dans le document le secrétaire général de «Sof», Seck Ndong. Sa camarade et trésorière de l’association, Mme Bineta Fatim Dieng, abonde dans le même sens en faisant noter que Senghor a un volet de développement socio-économique, des institutions, de l’Administration. «Si aujour­d’hui nous sommes ce que nous sommes devenus, c’est grâce pour la plupart au Président Senghor, père-fondateur de la Nation sénégalaise. Dans l’organisation, l’Administration qu’il nous a léguée fonctionne très bien. Il ne faut pas oublier que la mise en place a été assurée et garantie par le Président Senghor, père-fondateur de la Francophonie», a ajouté Mme Dieng.
Pour les membres de l’Association «Sof» créée le 20 mars dernier, date de la célébration de la Journée mondiale de la Francophonie, il est question de communiquer sur les œuvres de Senghor «pour que les générations futures s’approprient ce qu’(ils sont) en train de faire et de le perpétuer durablement dans l’espace francophone».
Difficile de trouver les mots pour qualifier Léopold Sédar Senghor, au regard de Etienne Guirane Dieng, conservateur du Musée Senghor de Joal et vice-président chargé de la communication de «Sof». D’ailleurs, ce dernier n’est pas loin de penser que «quand des gens s’activent à faire vivre Senghor, c’est le Sénégal qui gagne». Il constate que «Senghor est mieux apprécié à l’extérieur qu’à l’intérieur du Sénégal. Ce qui est très dommage pour nous. C’est un fils du pays, notre grand-père, notre parent(…)». Et M. Dieng de relever encore : «Une personne comme Léopold Sédar Senghor, de par sa grandeur, sa personnalité, qui est non seulement Sénégalais, mais universel, mérite bien que des gens s’élèvent pour appuyer cette personnalité-là, pour mettre en évidence ses œuvres, sa culture. Senghor, c’est une multitude d’œuvres ; autant c’est l’homme politique, poétique, écrivain, l’humaniste, le philosophe aussi.»
Parler des œuvres de Senghor en général reste «une tâche très complexe, parce que sa littérature est tellement riche qu’il faut des mois pour en discuter. Ce que Senghor nous a légué comme œuvres culturelles est immensément riche. Le conservateur a montré que l’homme Senghor en tant que tel est complexe, car dans tous les domaines de sa vie, il est sorti du lot», poursuit M. Dieng.
mdiatta@lequotidien.sn

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