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Un festival africain du livre verra bientôt le jour. A l’image des autres disciplines artistiques qui connaissent des organisations dédiées dans certaines capitales du continent, le livre aussi sera célébré à sa juste valeur, lors d’un festival qui sera organisé annuellement dans de grandes villes du continent. C’est ce qu’a annoncé Maurice Kouakou Bandama, le ministre ivoirien de la Culture et de la francophonie, lors du Salon international du livre d’Abidjan (Sila) 2017. C’était du 24 au 28 mai dernier. Cette rotation du festival va permettre, selon le ministre, de fédérer toutes les forces qui tournent autour du livre en Afrique. L’Etat de la Côte d’Ivoire compte l’organiser avec la Sénégalaise Aminata Diop, initiatrice du pavillon des lettres d’Afrique au Salon du  livre de Paris 2017. Un espace qui a acceuilli huit pays francophones d’Afrique comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire en plus d’un pays anglophone comme invité d’honneur en l’occurrence le Nigeria. «Une très grande réussite», a souligné le ministre Maurice Kouakou Bandaman pour encourager Mme Aminata Diop qui ne compte pas s’arrêter à cette initiative dans l’Hexa­gone.
Le patron de la culuture ivoirienne, qui précise que cet événement majeur à venir sera organisé dans deux à trois ans au maximum à Abidjan, souligne  que son rôle sera aussi axé sur un soutien et un renfort concrets des manifestations artistiques existentes sur le continent africain. Parmi celles-ci, il y a le Sila organisé dernièrement au Palais de la Culture Bernard Dadié de Treichville. Faisant le bilan de cette 10e édition, le ministre, qui est aussi un créateur littéraire ayant publié plusieurs ouvrages, a affirmé que ce salon est un franc succès, assuré par ses cinquante exposants. «Le salon a enregistré 75 000 visiteurs», dit-il avant d’ajouter : «C’est le triple du nombre de visiteurs enregistrés l’année dernière. Et en quatre jours de salon, la vente de livres sur place a fait 30 millions de francs Cfa.» Cette forte vente du livre lui a également fait dire que la littérature écrite est une véritable économie. Autre certitude du ministre ivoirien de la Culture, c’est que le livre est bien consommé par les Ivoiriens. A l’en croire, il faut savoir le présenter pour donner aux lecteurs une envie de lire.

Fonds pour le développement du livre
Revenant sur le thème du Sila 2017 «le livre au cœur de la famille», M. Maurice Kouakou Bandama, qui a confié désormais l’organisation du salon à l’Assedi (l’Association des éditeurs ivoiriens), a affirmé que le livre reflète le vivre ensemble et peut rassembler. Il est allé jusqu’à relater la technique de lecture qui permet au père ou la mère de lire à haute voix pour les enfants qui écoutent et qui comprennent aisément le contenu d’un livre. «Une démarche qui nous éloigne de l’égoïsme intelectuel et qui fait du livre un compagnon proche du citoyen», a mentionné le ministre de la Culture et de la  francophonie de Côte d’Ivoire. M. Bandaman a aussi rappelé qu’avec la volonté du président Alassane Dramane Ouattara, l’Etat a fait voter à l’Assemblée nationale, une loi qui fait du livre une industrie. Et progressivement les décrets vont permettre son application effective pour développer la chaine du livre. L’objectif c’est d’en faire des surfaces de création de richesse pour permettre à tous les maillons professionnels de profiter du fruit de leur travail en temps plein.
Selon toujours le ministre, cette loi a facilité la mise en place d’un fonds pour le développement du livre. Soutenir l’édition et renforcer les prix littéraires existants sans oublier l’organisation de résidences d’auteurs sont des axes considérés comme prioritaires par le ministre qui veut atteindre l’objectif : une école, une bibliothéque.
Correspondance Particulière

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