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Longtemps en retrait de la tension sociale, le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) menace d’entrer dans la danse en annonçant que le «service public de la justice sera incessamment paralysé par d’imminentes grèves qui seront décrétées» sans en préciser les dates. La plateforme revendicative est ainsi structurée dans un communiqué : le Sytjust exige l’adoption du projet de décret modifiant le décret n° 2010-707 du 10 juin 2010 portant organisation et fixant les règles de fonctionnement du Centre de formation judiciaire, du projet de décret modifiant le décret n° 2011-509 du 12 avril 2011 portant statut particulier des fonctionnaires de la Justice, du projet de décret fixant le mode de répartition des sommes versées au titre des droits de délivrance des actes en matière civile, commerciale, criminelle, correctionnelle, de simple police, des sommes retenues sur paiements effectués dans le cadre des saisies-rémunération et d’apposition de la formule exécutoire sur les ordonnances de contrainte en matière sociale. Sans oublier la matérialisation du projet de décret fixant les droits de dépôt et de délivrance des actes en matière civile et commerciale, et d’apposition de formule exécutoire sur les ordonnances de contrainte en matière sociale, du projet de décret modifiant le décret n° 2014-769 du 12 juin 2014 abrogeant et remplaçant le décret n° 91-490 du 8 mai 1991 fixant les conditions d’attribution et d’occupation des logements administratifs. Pourquoi ? «Ces projets de décrets ont été conjointement élaborés par le Sytjust et plusieurs ministères dans le cadre de la mise en œuvre de la satisfaction des doléances majeures des Travailleurs de la Justice sur lesquelles le gouvernement et le syndicat étaient tombés d’accord», annonce le Sytjust qui rappelle que «tout le travail préalable à leur adoption a été accompli». Malheureusement, re­grette le syndicat des travailleurs de la justice, «tous ces projets de décrets dorment dans les tiroirs de quelques hauts fonctionnaires qui délibérément s’opposent obstinément à la volonté du gouvernement d’opérer des réformes qui prennent en charge les préoccupations légitimes des travailleurs de la justice».
Aujourd’hui, le Sytjust, qui rappelle que «dans le souci constant de maintenir la paix sociale dans le service public de la Justice et de préserver le droit des usagers, et dans un esprit de responsabilité, a pendant plus de trois ans privilégié une démarche pacifique pour un dénouement heureux des blocages» en sensibilisant «toutes les autorités concernées et principalement le Garde des sceaux, ministre de la Justice, afin d’inciter le gouvernement à prendre ses responsabilités». Regrettant cette situation statu quo, les travailleurs de la justice «se voient contraints d’exercer ultimement leur droit constitutionnel de cesser collectivement le travail sur toute l’étendue du territoire national pour protester contre l’absence de réaction du gouvernement face au sabotage perpétré par certains grands commis de l’Etat indélicats». Sonnant la mobilisation, le Sytjust rappelle qu’il a déposé un préavis depuis le 24 octobre 2017 sur la table du ministre de la Fonction publique, de la rationalisation effectifs et du renouveau du service public.

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