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Pour une bonne organisation du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) et du Baccalauréat, la Cosydep demande à l’Etat entre autres, d’apporter une réponse à l’incident pédagogique constaté lors du Cfee et de l’entrée en sixième.

Après l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee), la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) propose des recommandations pour le Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) et le Baccalauréat afin d’éviter les manquements notés. Elle recommande «fortement» aux autorités d’apporter une réponse à l’incident pédagogique constaté sans porter préjudice aux candidats déjà exténués, de tirer toutes les leçons de cette expérience afin que les examens en vue ne connaissent aucun incident (fuite, fraude, erreurs), de mettre en œuvre, de façon concrète.
Le Directeur exécutif, Cheikh Mbow, et ses collaborateurs demandent aussi l’académisation du système, en particulier l’adaptation du calendrier scolaire et l’organisation du Cfee, en cohérence avec les principes de la déconcentration et de la décentralisation de l’éducation. Dans le même sillage, ils exhortent l’Etat à établir un bilan complet de la reprise des enseignements et des résultats des examens certificatifs tout en anticipant sur les difficultés qui pourraient perturber la prochaine année scolaire.
Dans un communiqué, ils sont revenus sur les difficultés rencontrées par les élèves et les enseignants. Il s’agit, selon eux, des conditions périlleuses de voyage des acteurs, un temps d’apprentissage insuffisant, des déplacements difficiles en hivernage, des mesures draconiennes sur le chemin de l’école et à l’école. «Nos vaillants enseignants et élèves ont affronté avec courage et détermination, les épreuves d’examen. C’est le cas des centres et salles d’examen, envahis par les eaux de pluie, et des erreurs signalées dans les épreuves de mathématiques. De tels incidents rendent problématique le respect des principes d’équité et d’égalité des chances auxquels la Coalition attache une haute importance», dixit Cheikh Mbow et Cie.
Pourtant, poursuivent-ils, les acteurs de la Société civile n’ont jamais cessé, depuis la reprise des cours, d’appeler à la vigilance, à la rigueur et à la prévoyance. Ils rappellent que la Cosydep est revenue à plusieurs reprises, entre autres, sur les dispositions alternatives à prendre pour éviter les risques liés aux aléas de l’hivernage connaissant l’état du réseau scolaire. Mais aussi l’option d’écarter du dispositif tous les établissements à risques d’inondation, identifiables à partir des divers outils d’aide à la décision tels que la cartographie réalisée par la Cosydep sur les écoles inondables ; l’attention que les décideurs doivent porter sur le choix, la stabilisation, l’administration et la correction des épreuves afin d’éviter tout désagrément.

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