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Après avoir rappelé son ambassadeur au Qatar en consultation suite à des relations tendues entre l’Arabie Saoudite et ce pays, le Sénégal est revenu sur sa décision en annonçant le retour en poste de son représentant à Doha. Ce retour survient après que Ryad a décidé d’ouvrir ses frontières aux pélerins qataris aux Lieux saints de l’islam. Même si le ministère des Affaires étrangères et des Séné­ga­lais de l’extérieur souligne que notre pays entend encourager la poursuite «des initiatives en cours en vue d’un règlement pacifique de la crise entre le Qatar et ses pays voisins».

La décision prise par l’Arabie Saoudite de permettre aux pèlerins qataris de faire le Hadj malgré l’embargo a-t-elle poussé le Séné­gal à revoir ses positions dans le contentieux opposant l’émirat et plusieurs autres pays du Golfe ? En tout cas, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, l’on informe que le «Sénégal a décidé, ce 21 août 2017, du retour à son poste à Doha de son ambassadeur au Qatar qui avait été rappelé pour consultation». Dans un texte laconique, le service de communication dudit ministère expli­que qu’en posant cet acte, «le Sénégal encourage vivement la poursuite des initiatives en cours, en vue d’un règlement pacifique de la crise entre le Qatar et ses pays voisins». De même, l’on ajoute que «dans l’esprit de la solidarité islamique, le Sénégal est disposé à contribuer à tout effort allant en ce sens».
Le Sénégal avait rappelé son ambassadeur à Doha pour consultation suite à la décision prise au début de juin par l’Arabie Saou­dite, le Bahreïn, l’Egypte, le Yémen et les Emirats Arabes Unis de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar qu’ils accusent de soutenir des organisations terroristes et d’être très proche de l’Iran. L’Arabie Saoudite et ses alliés avaient «formulé le 22 juin une liste de treize demandes assorties d’un ultimatum de dix jours, parmi lesquelles la fermeture de la chaîne de télévision Al Jazeera, la réduction des relations avec l’Iran, ainsi que la fermeture d’une base militaire turque au Qatar». Des exigences auxquelles le Qatar refuse toujours de se plier.
Récemment, le royaume wahhabite avait ordonné que «des avions saoudiens soient envoyés pour transporter les pèlerins de l’émirat à ses frais». Seulement, d’après Radio France internationale (Rfi), «l’Arabie Saoudite a accusé le Qatar d’avoir empêché l’atterrissage de ses avions à Doha afin de transporter les pèlerins qatariens au grand pèlerinage musulman de La Mecque». Analysant le refus du Qatar, Rfi souligne qu’en acceptant «que les avions saoudiens emmènent ses pèlerins sans que les avions qatariens puissent en faire autant reviendrait à entériner le blocus contre lequel il se bat depuis plus de trois mois».
dkane@lequotidien.sn

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