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La situation de l’Agence de presse sénégalaise (Aps) n’est pas des meilleures. A cet effet, le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) déplore la mauvaise gestion des dirigeants de l’organe de presse qui, selon lui, est à l’origine des difficultés actuelles de la boite.

La situation précaire de l’Agence de presse sénégalaise (Aps) inquiète et interpelle. Samedi dernier, lors du passage du ministre de la Communi­cation, Abdoulaye Bibi Baldé, à l’Assemblée nationale pour le vote du budget de son département, des députés ont plaidé pour la prise en compte des mauvaises conditions de travail des agents de l’Aps. Ces difficultés, qui persistent depuis quel­ques années, ont aussi suscité la réaction du Bureau exécutif national du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics). Ibrahima Khaliloula Ndiaye et ses camarades s’offusquent des conditions de travail des locataires de la Maison de la presse. Ils jugent déplorable la manière dont les autorités gèrent la boite. Une gestion qui à leurs yeux est «catastrophique et ne suscite pas l’intérêt des autorités».
Le Synpics se dit aussi outré par la fréquence des coupures des lignes téléphoniques et Internet, le non-paiement des factures qui ont atteint 2 millions de francs Cfa sans oublier les récurrents retards de salaires. Ainsi, le syndicat peine à concevoir les difficultés économiques de l’agence, malgré «la subvention publique cette année de plus de 400 millions et une enveloppe exceptionnelle de 65 millions acquise au titre de soutien de l’Etat à la couverture des élections législatives et les recettes commerciales».
En outre, les conditions sociales des travailleurs ne plaisent guère aux autorités syndicales. Elles révèlent qu’il leur est impossible de disposer d’une imputation budgétaire pour se faire soigner dans les structures sanitaires du pays.
Ces agenciers sont à la fois mécontents et inquiets quant à leur avenir et celui de l’agence. Surtout avec l’arrêt définitif des contrats à durée indéterminée. Ce qui, selon eux, va mettre une trentaine d’agents, qui ont plus d’une dizaine d’années, dans des situations inconfortables. De ce fait, ces journalistes fustigent l’attitude «méprisante» de l’actuelle Direction générale. «Les agents n’ont pourtant eu de cesse, sous la conduite de la section Synpics, d’interpeller et d’alerter. Se heurtant souvent à des réponses évasives, parfois teintées de sarcasme, si ce n’est qu’on leur demande seulement d’aller s’occuper de leurs affaires», déplorent-ils
Stagiaire

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