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En détention depuis juin 2016, Mbayang Diop a été condamnée à mort mardi par la justice saoudienne. Triste dénouement !

Le sort en est jeté…. Mbayang Diop a été condamnée à la peine capitale par la justice saoudienne. C’est l’épilogue tragique d’une affaire, qui étreint la famille de cette compatriote, détenue à la prison des femmes de Fayçaliyah de Damman, situé à 450 km de Riyad. Elle est accusée d’avoir tué son employeur le 16 juin 2016. Il faut savoir que des diplomates accrédités au Royaume d’Arabie Saoudite ont assisté au procès.
Pour l’instant, elle ne va pas franchir le couloir de la mort. Car la sentence ne sera pas automatiquement exécutée parce que ses enfants sont encore mineurs. Par conséquent, Mme Diop va rester en détention pour encore quelques années avant que la justice saoudienne n’ordonne son exécution.
C’est une maigre consolation pour sa famille si l’on sait que cette décision est définitive. A moins que les discussions dans les couloirs diplomatiques ne l’extirpent du couloir de la mort. Dans le cadre de l’assistance habituelle que la diplomatie sénégalaise apporte à ses ressortissants en situation de détresse, les autorités ont toujours tenté de gérer ce dossier avec beaucoup de tact. Tout en sachant évidemment que la justice saoudienne souveraine allait continuer à mener ses investigations pour tirer cette affaire au clair. Riyad avait dépêché à Dakar son ministre des Affaires étrangères en août pour essayer de dissiper les nuages entre les deux pays après l’arrestation de cette Sénégalaise, partie en Arabie Saoudite pour gagner sa vie. Désormais, elle risque de la perdre.
Il faut savoir que cette monarchie absolue de droit divin, dirigée par le Roi Salman ben Abdelaziz Al Saoud, fait partie des quatre «champions» du monde des exécutions dénoncées par les défenseurs des droits humains en compagnie de la Chine, de l’Iran et de l’Irak . Meurtre, viol, vol à main armée, apostasie ou encore trafic de drogue sont aussi passibles de la peine capitale dans ce Royaume sunnite ultra-conservateur.
bsakho@lequotidien.sn

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