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Des migrants à la frontière entre le Maroc et l’Algérie.

Le sort de l’opposant saoudien Jamal Khashoggi commence à ternir l’image de l’Arabie Saoudite auprès des milieux d’affaires occidentaux. Même si pour le moment ils ne s’expriment pas publiquement, nombre d’hommes d’affaires pourraient prendre leurs distances avec le régime saoudien, estime le milliardaire britannique Richard Branson.
A ce jour, Richard Branson est le seul à avoir exprimé une position ferme. Il a annoncé le gel de sa participation dans deux projets touristiques en Arabie Saoudite. En attendant la fin de l’enquête sur la disparition du journaliste saoudien, il suspend également les discussions avec le Fonds souverain d’investissement saoudien concernant une éventuelle participation dans ses deux compagnies spatiales.

D’autres prises de distance
Selon le milliardaire britannique, d’autres hommes d’affaires vont prendre leurs distances avec le régime saoudien si le rôle des autorités de Riyad est avéré dans la disparition de Jamal Khashoggi. Pour l’instant, les milieux d’affaires aux Etats-Unis qui ont des relations avec l’Arabie Saoudite gardent le silence, souligne The Guardian. Le quotidien britannique a mené une enquête auprès des sociétés américaines qui montre qu’elles n’osent pas formuler des critiques ouvertes, car les enjeux économiques sont énormes.

Milliards de dollars
L’Arabie Saoudite a injecté des milliards de dollars dans les entreprises américaines, surtout celles de hautes technologies. Les dirigeants économiques ne se montrent pas prêts non plus à boycotter «Davos au désert», un grand événement d’investissement qui se tient à Ryad la semaine prochaine.
rfi.fr

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